BILAN DE 6 MOIS EN ÉCOLE DE JAPONAIS AU JAPON

BILAN DE 6 MOIS EN ÉCOLE DE JAPONAIS AU JAPON

Cela fait maintenant 6 mois que je réside au Japon à Tokyo et que j’apprends la langue japonaise dans une école. Si je vous écrit ce nouvel article c’est parce-que aujourd’hui j’ai senti une réelle progression dans mon utilisation du japonais. Et je peux vous dire qu’elle est très satisfaisante !

Cet article va non seulement faire un point sur ma progression entre le moment où je suis arrivé au Japon et aujourd’hui. Mais il va aussi permettre à toutes les personnes débutantes en langue japonaise ou curieuses de savoir à partir de quel moment il vous sera possible de parler japonais.

 

Mes débuts à l’école Toshin Language School

Je suis donc arrivé au Japon à Tokyo fin mars 2018 et j’ai commencé les cours de japonais à l’école « Toshin Language School » au mois d’avril 2018. En arrivant au Japon, j’avais des bases en japonais que j’avais acquis par mes propres moyens en France à l’aide de quelques applications mobiles comme « Obenkyo », « JA Sensei » (freemium) et « Takoboto » ainsi que de la fameuse série de livres de manuels scolaires « Minna no Nihongo » (débutant niveau 1). Je connaissais tous mes hiragana, katakana et mes kanji de niveau 5.

Le premier jour à l’école au Japon était un jour de test afin de nous classer par niveau. Je ne vous cache pas que j’ai été un peu déçu lorsque j’ai appris que j’allais être dans une classe de débutant. Après quelques semaines, je me suis rendu compte que la classe dans laquelle je me situais correspondait parfaitement à mon niveau. J’imagine que chaque école de japonais a sa propre organisation de classes et avec un peu de recul, je pense que l’école Toshin est bien organisée. Il y a plusieurs niveaux de classes de débutants, intermédiaires et avancés. Chacun de ces niveaux contient des sous classes (par exemple : des intermédiaires entre les niveaux). Cela peut être un peu compliqué au début mais c’est une bonne façon d’indiquer qu’elle est votre niveau de façon très exacte.

En se rendant dans une école de japonais au Japon, les projets de chacun sont différents. Pour ma part, j’avais (et j’ai toujours) pour objectif d’améliorer mon japonais afin de communiquer dans la vie de tous les jours mais aussi pour trouver du travail après mes études. A l’école, tous les 3 mois, vous passez un examen sur deux jours pour 4 matières : kanji & vocabulaire, grammaire, compréhension écrite et compréhension orale (CD). Vous devez obtenir 60 points minimum par matière et si jamais vous n’avez pas cette moyenne, vous repasser la matière en question au rattrapage. Puis si vous réussissez, vous grimpez en classe supérieure.

En plus de ces examens à l’école, je passais l’examen national « JLPT ». L’école Toshin vous aide à vous inscrire et à payer les frais. Ensuite vous vous rendez à l’examen du JLPT le jour J (hors école).

En résumé, j’étudiais le japonais pour réussir à la fois mes examens à l’école mais aussi pour réussir le JLPT.

 

Mes débuts en japonais en dehors de l’école

Si il y a bien une chose que vous allez faire au Japon lors de votre arrivé, c’est bien de profiter de la vie. Vous allez faire des connaissances, sortir avec des amis, restaurant, bar, centre de jeux, et j’en passe.

Dès mon arrivé au Japon, quand je commençais à sortir seul, je parlais en anglais ou j’essayais d’utiliser des mots en japonais. Mais ce n’était pas toujours aussi simple car le soucis c’est que les japonais ne savent pas tous parler anglais. Du coup, très souvent, il m’arrivait de vouloir dire des choses que je ne pouvais simplement pas dire. Et je peux vous dire qu’il n’y a rien de plus frustrant car vous passez à côté de nombreuses opportunités.

Je me rappelle également d’une soirée que j’avais passé avec des amis français (qui eux savaient parler japonais) avec des japonais et d’autres nationalités étrangères. Mon niveau d’anglais n’était pas non plus excellent. En résumé, j’essayais plus de comprendre ce que les personnes disaient que je ne parlais. Encore une fois, même si la soirée était bonne, j’étais frustré de ne pas parler japonais avec les quelques japonais.

A ce moment-là, mes échanges en japonais ne tenaient même pas une minute. C’était une période à la fois superbe pour la découverte du Japon mais également frustrante pour la communication avec les japonais.

Je pouvais uniquement parler japonais avec les autres étudiants de ma classe car nous apprenions tous la mêmes choses avec le même niveau.

 

5 mois plus tard au Japon

Pendant les 4 premiers mois, mon niveau de japonais s’améliorait de jour en jour. Comme j’allais à l’école tous les jours, du lundi au vendredi et de 13h à 16h30 en pratiquant l’écrit comme l’oral, je progressais. Chaque jour, le professeur vous donne des devoirs à faire pour le jour suivant et en plus des devoirs je révisais mon japonais.

Au même rythme que l’école, plus j’apprenais et plus je pratiquais à l’extérieur.

Et un jour, vous allez vous surprendre ! C’est à ce moment-là que ça devient intéressant.

En ce qui me concerne, c’est après 5 mois que j’ai pu enfin tenir des conversations de plus de 10 minutes en japonais. Dit comme cela, ça semble peu mais quand vous repensez à vos premiers jours, ça vous semblera beaucoup.

Je m’étais rendu au restaurant avec un coréen de ma sharehouse qui parlait japonais et j’ai pu échanger en japonais avec lui pendant toute la soirée. En soit, le contenu de la conversation ne sera pas pertinent mais il y aura un échange. Vous pourrez comprendre et vous faire comprendre. Et il n’y a rien plus réconfortant.

 

6 mois au Japon

A présent, ça fait 6 mois que je suis au Japon et je me sens beaucoup plus à l’aise en langue japonaise. Bien entendu, mon niveau n’est pas encore parfait et j’ai encore énormément à apprendre mais je peux créer un échange conversationnel et rencontrer de nouvelles personnes en parlant japonais.

Je continue d’apprendre à l’école, en faisant mes devoirs, en révisant mon japonais. Je fais de plus en plus de connaissances et je m’efforce de rencontrer des japonais pour améliorer mon niveau.

Tellement que je suis fier de ma progression, je ferais le nécessaire pour que mon niveau soit encore meilleur pour les 6 prochains mois.

 

Conclusion

Si il y a bien une chose à savoir et qui m’a permis d’en arriver là, c’est qu’il ne faut pas abandonner même si vous allez rencontrer des moments difficiles. Il faut persévérer, ne jamais abandonner.

J’ai commencé à tenir des conversations après 5 mois mais bien entendu, mon cas ne sera pas le même pour quiconque qui apprend le japonais. Tout dépend de votre implication dans votre apprentissage. Honnêtement, sans apprendre le japonais avant de venir au Japon et en étudiant le japonais dans une école au Japon, je pense qu’il est possible d’avoir mon niveau actuel après 3-4 mois.

Ce qui m’a également réconforté, c’est mon niveau d’anglais. Bien que j’apprenais l’anglais en France dans toutes mes classes, mon niveau était limité. Au Japon, j’ai plus utilisé l’anglais que le japonais et du coup ça m’a également permis de progresser en anglais.

Au début, j’avais tendance à me dire que j’étais pas fait pour les langues vivantes. Je me suis rendu au Japon dans le but d’apprendre le japonais pour un objectif professionnel sans me dire « je suis mauvais en anglais alors je serais mauvais en japonais ». Finalement aujourd’hui, je me rend compte que je ne suis pas si mauvais en langues vivantes et c’est même encourageant pour la suite.

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