En voyageant au Japon, si il y a bien une chose à laquelle vous ne pouvez échapper, c’est bien celle de la langue japonaise. Que ce soit pour un séjour de 1 semaine ou de 3 mois, vous allez probablement rencontrer des difficultés pour comprendre ce qu’on vous dit ou encore tout ce que l’on peut lire en ville. Bien entendu, il est tout à fait possible de parler anglais mais si vous restez un peu plus de 1 semaine au Japon, vous constaterez très rapidement qu’il vous faudra une base en japonais.

C’est pourquoi dans ce nouvel article, je vais non seulement vous initiez à la langue japonaise mais je vais également vous guidez vers les meilleurs méthodes pour que vous puissiez ensuite apprendre le japonais en autodidacte. En complément de mes cours initiaux, vous trouvez facilement des cours complets en ligne sur la langue japonaise. Pour vous donner les meilleurs bases, je m’appuierai sur mon expérience et de la formation que j’ai suivi pendant 1 an dans une école japonaise au Japon. Pour les plus courageux, je vous donnerai un bon moyen pour réussir son apprentissage du japonais.

En vous initiant à la langue japonaise, vous serez capable de poursuivre votre apprentissage en autodidacte, lire les syllabaires japonais et comprendre la lecture des Kanji. Il s’agit du strict minimum pour les séjours de 1 à 2 semaines. A contrario, si vous souhaitez vous installer au Japon à long terme, je vous recommande de suivre une formation scolaire.

1. Apprendre le japonais

Quand vous vous lancez la première fois dans l’apprentissage du japonais, vous allez directement être en contact avec l’écriture japonaise et là… les ennuis commencent déjà.

« Je suis motivé pour apprendre le japonais mais comment je fais si je ne peux même pas lire l’écriture ? »

C’est vrai que sans pouvoir lire l’écriture japonaise, vous n’irez pas bien loin. La langue japonaise est composée de 4 écritures différentes : les hiragana, les katakana, les rômaji et les kanji. Parmi ces écritures, nous en avons certaines plutôt bien pensées et une en particulier plutôt effrayante. Si ces termes ne vous disent strictement rien, pas de panique ! Nous allons en parler tout de suite.

 

1.1 Les Hiragana

Les hiragana sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Ils ont été formés pour transcrire la langue japonaise et ainsi pouvoir lire plus facilement. En effet, chaque hiragana représente une syllabe qui peut être une voyelle seule (exemple : あ = a) ou une consonne suivie d’une voyelle (exemple : か = ka). Et il existe aussi une exception comme le « n » syllabique (ん).

Pour facilité l’apprentissage des hiragana, chaque syllabe a été classé dans un tableau que vous devez quoiqu’il en soit connaître par cœur.

Pour former les syllabes, vous devez assembler une consonne et une voyelle entre elles comme l’exemple suivant : « m » et « e » = me =

Contrairement aux voyelles qui peuvent être utilisées seules, une consonne doit être assemblée à une voyelle pour former une syllabe. Notez bien l’exception de la consonne « n » qui est le seul caractère à ne pas pouvoir être assemblé.

Comme vous pouvez le constater sur le tableau, il y a des petites flèches numérotées sur chacun des caractères. Elles vous indiquent l’ordre des traits. Pour bien savoir les écrire, je vous conseille de suivre l’ordre des traits. A force de les écrire, l’ordre des traits vous semblera logique.

1.2 Les Katakana

Les katakana sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Ils ont été formés pour transcrire les mots étrangers, les noms propres étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Au même titre que les hiragana, chaque katakana représente une syllabe qui peut être une voyelle seule (exemple : う = u) ou une consonne suivie d’une voyelle (exemple : と = to). Et il existe aussi la même exception avec le « n » syllabique (ン).

Pour facilité l’apprentissage des katakana, chaque syllabe a été classée dans un tableau que vous devez également connaître par cœur.

Pour former les syllabes, vous devez assembler une consonne et une voyelle entre elles comme l’exemple suivant : « r » et « u » = ru =

En faisant l’assemblage de plusieurs syllabes, on forme un mot. Exemple : « fu », « ra », « n », « su » = furansu = フランス (France).

Comme les hiragana, vous retrouvez des petites flèches sur chaque caractère appartenant au katakana pour apprendre à les écrire en suivant l’ordre des traits.

 

Sachez qu’il existe une deuxième grille de katakana permettant d’assembler une consonne suivies de la voyelle « Y » et d’une autre voyelle.

tableau katakana 2

Comme vous le voyez, la grille contient des syllabes composées d’une consonne comme : kyakyukyomyamyumyo, etc… de la voyelle « Y » et d’une autre voyelle (pour la plupart) comme : auo.

Pour former les syllabes, vous devez assembler les lettres entre elles comme l’exemple suivant : « ny » et « u » = nyu = ニュ

 

1.3 Les Rômaji

Les rômaji sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Mais contrairement aux hiragana, aux katakana et aux kanji, les rômaji désignent les caractères de l’alphabet latin. En effet, il s’agit de l’alphabet que nous utilisons en français ou en anglais avec les 26 lettres de A à Z.

Il permet aux japonais de pouvoir inclure des mots latins parmi leur caractère japonais. Par exemple, l’adresse URL d’un site internet japonais ne sera pas écrit avec des hiragana, katakana ou kanji mais tout simplement en rômaji.

 

1.4 Les Kanji

Les kanji sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Par rapport aux trois écritures japonaises que nous avons vu précédemment, les kanji sont reconnaissables par des signes assimilés à des caractères chinois dont le rôle est d’écrire une partie de la langue japonaise. Un kanji représente un mot dans la langue japonaise.

Comme les hiragana et les katakana, nous écrivons les kanji en suivant l’ordre des traits. La difficulté est bien plus grande car de nombreux kanji possèdent plusieurs traits et il est souvent difficile de s’en rappeler. Pour cela, il faut vraiment réviser ses kanji en les écrivant régulièrement.

Vous entendrez souvent parler des kanji car il s’agit de l’écriture japonaise la plus difficile à maîtriser. Non seulement il faut savoir les écrire mais il faut également savoir les lire.

Un kanji va se lire de 2 manières différentes selon l’usage que vous en faites. On parlera donc des lectures : « On-yomi » et « Kun-yomi ».

 

  • Lecture On-yomi d’un kanji :

La lecture « on-yomi » est celle issue de la phonétique chinoise, de formes anciennes du mandarin, langue aujourd’hui officielle en République populaire de Chine et République de Chine, ou d’autres langues chinoises, comme le wu.

Cela signifie que certains kanji peuvent avoir une comme deux lectures on-yomi. Et chaque lecture on-yomi est assimilée à une prononciation de l’une des régions de Chine. Parmi ces différentes prononciations on-yomi, nous retiendrons les 4 principales suivantes : go-on, kan-on, tô-on, kan’yô-on.

Voici un exemple clair avec le verbe « aller » : Go-on : ギョ (gyō) ; Kan-on : コウ (kō) ; Tô-on : アン (an).

Comme vous le remarquez, j’ai écrit les lectures en katakana parce-qu’il s’agit d’une prononciation étrangère.

 

  • Lecture Kun-yomi d’un kanji :

La lecture « kun-yomi » quant à elle est celle issue de la phonétique japonaise.

A la différence des on-yomi, les kanji peuvent avoir une comme plus d’une dizaine de lectures kun-yomi. La plupart des kanji possède une seule lecture.

Voici un exemple avec le même verbe « aller » : いく (iku).

« C’est bien beau mais à quoi ça va me servir de savoir ça ? »

La connaissance des lectures « on-yomi » et « kun-yomi » vont vous permettre de comprendre l’utilisation des kanji. En ce qui concerne les « on-yomi », vous pouvez composer des kanji en rassemblant deux lectures. Et en ce qui concerne la lecture « kun-yomi », cela vous permet de connaître la lecture d’un kanji unique (qui nécessite pas de combinaison tel que les on-yomi).

Par exemple vous pouvez assembler 2 lectures on-yomi entre elles pour former un nouveau mot :

1er kanji : 電 (den) (on-yomi) = électricité

2ème kanji : 車 (sha) (on-yomi) = voiture

Nouveau mot : 電車 (densha) = train

Pour vous entraîner à écrire des kanji, je vous conseille de regarder les kanji de niveau 5 (niveau associé au JLPT). Il y en a en moyenne 80 et dans l’ensemble ils ne sont pas très compliqués. Par contre, je vous déconseille d’apprendre toutes les lectures on-yomi de chaque kanji. Pour la simple bonne raison que vous ne pourrez pas les retenir en procédant de cette manière-là. Pour retenir les lectures on-yomi, il faut apprendre du vocabulaire.

L’apprentissage des kanji est très important parce-qu’en allant au Japon vous en verrez partout. De plus, si vous voulez réussir vos examens comme le JLPT, vous devez absolument les connaître.

 

2. Aller plus loin…

Pour les plus courageux, une fois que vous connaissez les deux tableaux hiragana et katakana et que vous vous êtes familiarisé avec les quelques kanji de niveau 5, ce que je vous recommande c’est d’acheter un vrai support scolaire.

Il existe de nombreux livres en tout genre pour apprendre le japonais. Il y en a pour apprendre à écrire les kanji, pour apprendre la grammaire, pour s’entraîner en faisant des exercices et j’en passe.

La meilleure série de livres que je peux vous conseiller, se sont les livres du « Minna no Nihongo ». Il y a plusieurs livres pour différents niveaux. Pour ceux qui commencent à apprendre le japonais, vous pouvez très bien acheter le livre pour les débutants. Puis quand vous l’aurez terminé, vous achetez le livre pour le niveau intermédiaire et ainsi de suite.

Ce livre me semble idéal pour tous les apprenants du japonais car il vous permet de progresser sur la grammaire, le vocabulaire, la conjugaison, les kanji et même votre écoute avec un CD audio. Vous pouvez également retrouver des livres d’exercices en liaison avec les livres de grammaire.

La plupart des écoles de japonais utilisent le « Minna no Nihongo ». Il m’a vraiment permis de progresser considérablement.

Avec toutes ces informations concernant l’initiation à la langue japonaise, vous allez pouvoir apprendre le japonais avec une très bonne base et poursuivre aisément en autodidacte.

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