Bilan de 20 ans d’études en France

Bilan de 20 ans d’études en France

Nous y sommes enfin ! J’ai officiellement terminé 20 ans d’études en France, le 15 septembre 2017. Un gros chapitre vient de toucher à sa fin mais avant de lire les nouveaux chapitres de mon histoire, je vais vous faire part d’un bilan de mes 20 ans d’études en France.
Cet article ne va pas seulement me permettre de faire un résumé. En effet, il va aussi me permettre de montrer les raisons qui m’ont permis de faire des choix à la fin de mes études que des personnes ont du mal à comprendre. J’invite ces personnes à lire attentivement cet article.
Lorsque vous achevez une longue formation, vos études voire quelques années en entreprise, je vous conseille de poser vos acquis sur la table. Cela va vous permettre de voir ce que vous avez appris et ainsi vous allez pouvoir avancer en vous donnant de nouveaux objectifs à atteindre. Et sachez que, peu importe la durée de vos études, vous apprendrez toujours quelque chose.

En ce qui me concerne, il me faudrait plus d’une table pour voir ce que j’ai appris lors de ces années. C’est pourquoi, je vais vous partager mon parcours scolaire dans les grandes lignes pour vous montrer comment les études m’ont fait changer psychologiquement et m’ont conduit à être plus confiant et ambitieux.

Comme à peu près toutes les personnes de ma génération, je suis allé en maternelle, en primaire puis au collège des années 90 à 2006. Jusque là, rien de palpitant. J’allais à l’école parce-qu’il le fallait. A ce moment-là je me posais pas vraiment de questions.

 

2nd Technologique

Clairement, les galères ont débuté lorsque je suis entré au lycée. Déjà, lorsque j’étais au collège je n’avais pas un niveau de dingue (pas mal de lacunes en compréhension écrite et en logique mathématiques), alors dès mon entré au lycée c’était la catastrophe.
J’avais fait une 2nd dans un lycée général et technologique. Je ne savais pas réellement ce que je voulais faire comme métier plus tard mais j’aimais l’idée de construire des choses à la main.
Bref, année pas fameuse du tout. En vu de mes résultats, je me sentais incapable de poursuivre en tentant ma chance en 1ère. J’avais tellement lutté en 2nd que je me suis dit qu’il m’était impossible de réussir le bac général..

La meilleur solution qui s’offrait à moi, était de me réorienter vers une formation plus adaptée à mon niveau.

 

BEP « ELEEC »

A l’époque, lorsque nous allions en lycée professionnel, on pouvait commencer par 2 premières années en BEP mais il était également possible de faire une seule année de BEP pour ceux qui avaient échoué en 2nd. Chose vers laquelle je me suis dirigé.

Je suis donc allé en lycée professionnel pour faire un BEP ELEEC « Electrotechnique Energie Equipements Communicants » (en gros, électricité). L’avantage que nous avions en lycée professionnel, c’était les stages. Grâce aux stages nous pouvions avoir un réel aperçu du métier que l’on exerçait. Lors de cette année en BEP, j’ai travaillé 6 semaines dans un chantier à Ivry-sur-seine. A l’époque, je me plaignais pas trop mais je me rends compte aujourd’hui que c’était un enfer. C’était en hiver et quand vous êtes électricien, vous travaillez avec les mains. Autant vous dire que c’était difficile car j’avais les mains gelées et même avec des gants. Je me souviens aussi des moments où je devais faire passer des gros câbles d’un bâtiment à un autre en me faufilant à plat ventre dans les vides sanitaires, là où ça sentait fortement les rats. C’était génial (*blague*).

Bref, pour moi ce stage était une découverte. Puis côté examens, c’était juste. Comme en 2nd, j’avais pas encore l’esprit travail. Je travaillais chez moi mais je n’avais toujours pas confiance en moi. Sauf que comme le niveau était moins élevé qu’en 2nd, j’avais pu valider mon année.

 

BAC PRO « ELEEC »

Ensuite, j’ai poursuivi ma formation vers un BAC PRO en 2 ans, toujours en électricité. Ces deux années étaient différentes et j’ai envie de dire que c’est en BAC PRO que j’ai commencé à penser travail. C’est en BAC PRO qu’il y a eu un « BANG » dans ma tête.
Je me suis fait 3 amis en particulier. Comme ils travaillaient beaucoup, s’aidaient et se concurrençaient, je me suis pris au jeu.
C’est vrai, c’était totalement différent de ce que j’avais vécu avant. J’avais de nombreuses bonnes notes, je travaillais mieux et j’y croyais de plus en plus. Lors de ces deux années en BAC PRO, nous devions faire 2 stages supplémentaires. Alors parlons-en.

Le premier, aucun soucis et pour le coup il m’a énormément plus. J’ai beaucoup apprécié travailler avec les électriciens de la société A.E.I à Mitry-Mory. J’avais même travaillé à nouveau chez eux pour un job saisonnier.
Quant au deuxième stage.. comment dire.. Je le dis ou pas ? Bon ok, c’était de la merde. Heureusement que je m’étais fait un bon pote qui était stagiaire comme moi. Sinon, ce stage était à mourir d’ennuie. C’était dans le centre technique municipal d’une Mairie. Rien qu’en disant cela, je pense avoir tout dit.. Et oui, le seul travail que vous faites dans le CTM d’une Mairie, c’est de vous occupez de l’entretien de la ville. Et quand je dis entretien, c’est pas uniquement dans le domaine de l’électricité. J’ai eu aussi, entres autres, le droit d’être peintre et de décongeler les trottoirs de la ville parce-que à cette époque il neigeait.

L’expérience vécue en lycée professionnel m’a aidé à évoluer. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me fixer mes premiers objectifs à atteindre, parce-que c’est en fin d’année de BAC PRO que je savais ce que je voulais exactement faire plus tard. Une chose est sûr, je ne voulais absolument plus travailler dans les métiers de l’électricité. Les stages avaient déjà commencé à me faire réfléchir et je me voyais pas faire ce métier toute ma vie.
A ce moment-là, j’étais déjà passionné par la culture japonaise. Je souhaitais voyager et travailler au Japon. J’ai rapidement compris que pour travailler au Japon, je devais obtenir un diplôme d’ingénieur et quelques années d’expériences dans le métier dans lequel je voulais me former. Il s’agissait du domaine de l’informatique.

 

BTS « IRIS »

De retour en lycée général mais cette fois-ci avec un pouvoir en plus, celui de la confiance en soit. J’étais allé en BTS IRIS « Informatique des Réseaux Industriels et des Services ».

Ma 1ère année de BTS, une belle année mais une année ratée. Encore une fois, je me suis fait 3 bons amis mais cette fois-ci, on va dire que je me suis trop amusé. En plus, je vous raconte pas comment j’ai trouvé difficile le passage entre le BAC PRO et le BTS. Je trouvais cela hardcore ! En lycée professionnel, on travaille oui, forcément, un petit peu. Et bien, j’ai gardé le même rythme et c’était une mauvaise idée. Là en BTS, je devais travailler sinon c’était cuit. Et bien en effet, c’était cuit. J’ai redoublé mon année.

Un an après, j’ai pu valider la 1ère année de BTS que j’avais redoublé. Maintenant parlons surtout de la 2ème année, celle avec les examens. Les nombreuses épreuves blanches m’ont rapidement fait comprendre que j’étais pas prêt d’obtenir mon diplôme. C’était tellement difficile et il y avait trop de matières dans lesquelles où j’étais sous la moyenne. Rien me permettait de croire que je pouvais y arriver. Mais en me rappelant mes objectifs personnels à atteindre, je n’ai pas abandonné et j’ai continué à travailler.
D’ailleurs, je me rappellerais toujours des heures passées chez moi et à la bibliothèques avec les amis. Je me souviens également de toutes les fiches de révisions que j’avais préparé pour les mathématiques et la physique appliquée qui m’ont énormément sauvées la mise (*grosse blague*). Effectivement, au final aux examens, j’ai eu 4/20 en physique appliquée et 3/20 en mathématiques avec chacun un bon coefficient 3, histoire de l’avoir bien profonde. Bon heureusement que l’informatique était doté d’un coefficient 11 et c’est ce qui m’a fortement aidé. Notamment avec le projet informatique de fin d’année.

Bref, j’ai validé le BTS. L’informatique que nous faisions en IRIS ne me convenait pas tout à fait. C’était une formation dans le réseaux en informatique et ajouté à cela, des langages informatiques de bas niveau (proche du langage machine) qui étaient incompréhensibles pour moi. Alors j’avais décidé de me former à un métier qui se rapproche du mieux possible à ce que j’aimais.

 

BACHELOR (Bac+3)

Comme j’adore les études, je continuais d’aller à l’école. Je déconne. J’y allais uniquement dans le but de réaliser mon rêve. Et on s’en rapprochait. C’est fou, mais quand vous avez des objectifs et des rêves auquel vous tenez, vous ne lâchez pas le morceau.
J’ai fait mon Bac+3 dans une école d’ingénieur dans le but de me former dans le développement web. Le métier du développeur web est celui qui crée des sites web. En informatique, on apprend beaucoup de langages informatiques pour ainsi créer des applications. La compréhension des langages informatiques est une question de logique. Certain langage sont plus ou moins difficiles que d’autres. Je me suis rendu dans cette école d’ingénieur en ayant conscience de mes lacunes en logique parce-que d’un autre côté j’étais passionné par le métier. Je voulais tenter l’expérience.

En école d’ingénieur, j’ai choisi de me former à la fois à l’école mais aussi en entreprise. En effet, j’avais décidé de faire de l’alternance.
Première difficulté, la recherche d’une entreprise lorsque vous sortez d’un BTS sans vraiment d’expériences. J’avais surtout réalisé une application web lors du projet de fin d’année en BTS. Mise à part cela, j’avais pas vraiment de compétences en développement web. J’ai finalement pu être retenu par une grande entreprise en informatique au bout du 10ème entretien. J’en profite d’ailleurs pour remercier une fois de plus, cet ami qui a pu me pistonner sinon je ne sais pas si j’aurai trouvé. Pour me rendre dans cette entreprise, je devais traverser Paris en prenant ma voiture, RER A, Métro 1 et RER C. 1h30 de voyage. Au début, ça se passait bien, je tenais le coup. Puis vers la fin, ça commençait par devenir insupportable.

Lors de cette année de Bac+3, malgré les difficultés ressenties en programmation, j’ai aimé travailler dans cette école. J’ai pu rencontrer de nombreuses personnes autant passionnées que moi mais qui avaient un niveau largement supérieur au mien. Dans cette école, on nous apprenait pas uniquement l’apprentissage des langages informatiques. C’était plus ouvert que cela. On avait également des matières orientées gestion de projet parmi tant d’autres. Il était aussi possible de s’inscrire à différentes associations pour apprendre de nouvelles technologies, découvrir d’autres domaines en informatique, faire des connaissances avec d’autres étudiants grâce aux différentes activités et jeux en ligne, et j’en passe. Cela n’avait rien à voir avec le lycée, c’était vivant.
Quant à cette première année en entreprise, c’était pas si dingue que ça. A ce moment-là, c’était encore une année professionnelle de découverte. L’équipe de développement dans laquelle je me situais, développait un outil pour des clients à l’international. L’outil était composé d’un code informatique très complexe à comprendre. Étant intéressé par un des langages informatiques utilisé pour la création de cet outil, j’espérais m’améliorer avec ce dernier. En résumé lors de cette année en entreprise, j’ai travaillé sur un peu de tout mais principalement sur de la documentation. Autant vous dire que j’avais pas appris grand chose.

Malgré toutes les difficultés que j’ai rencontré depuis le début de mon parcours scolaire, j’avais atteint enfin, un objectif auquel je tenais fortement. J’avais accompli la première étape pour réaliser mon rêve en vu de travailler au Japon en obtenant ce Bac+3.

Je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement de compétences professionnels. Si j’en suis arrivé là, c’était en majeur partie dû à la volonté. L’envie de réussir et d’atteindre des objectifs. Je pense sincèrement que le fait d’avoir des objectifs et des rêves, ça aide à considérablement à avancer.

 

MASTÈRE 1 (Bac+4)

J’avais atteint mon objectif mais comme j’avais signé un contrat d’alternance de 3 ans avec mon entreprise, j’ai poursuivi en Master dans la même école d’ingénieur. Et je me suis dit qu’en restant, je pourrais financer mon projet en partant au Japon.
Bien que j’aurai voulu m’arrêter en Bac+3, je ne vous cache pas que j’étais fier d’être en Master. Car ça m’a rappelé ce moment, en 2nd, où j’ai dit qu’il m’était impossible de réussir mon bac général. Cela m’a également rappelé ce moment où j’ai débuté en BEP sans vraiment de valeur. Et me voici maintenant en Master.

Je pourrais m’arrêter d’écrire parce-que mon objectif était atteint, mais je tiens à aller jusqu’au bout car ces deux dernières études scolaires en Master ont été les années les plus éprouvantes de ma vie et elles m’ont appris beaucoup de choses.

Concernant l’école en Bac+4, le niveau était bien plus élevé qu’en Bac+3. En Master, vous rencontrez des étudiants passionnés et doués. J’étais d’ailleurs impressionné par le niveau de certaine personne. Clairement, j’étais dans une classe où j’avais plus le niveau.

Parlons toujours de cette année mais en entreprise. Je vais vous dire, j’ai adoré l’ambiance de mon équipe. Il y avait du travail et de la rigolade. J’aurai pu tomber dans une équipe qui n’aime pas rire et qui travail non-stop. Malgré ça, durant cette année, j’ai énormément été déçu.
Voilà, plutôt que de me former ou de me laisser travailler de manière autonome, on me donnait d’entré de jeu, du travail bien trop difficile puis on me jugeait parce-que j’avais pas le niveau. Suite à cela, l’entreprise a décidé de ne pas me garder sans connaître réellement mes capacités.
Par précaution, j’ai commencé à chercher une autre entreprise mais j’étais en mauvaise posture. Quelle entreprise voudrait d’une personne ayant été licencié par une entreprise par son manque d’expérience ? Pendant cette période, je vous jure, c’était le stresse total. Vous vous posez un tas de questions.. Pour suivre la formation à l’école, il faut impérativement avoir un contrat avec une entreprise sinon je ne pourrais pas être retenu plus longtemps par l’école. J’étais parti pour tout perdre.
Finalement, l’entreprise a choisi de me garder parce-qu’elle n’avait pas vraiment de motifs valables pour me licencier. J’étais étudiant en alternance et là pour apprendre. J’avais réussi à passer les 3 mois de test avant de pouvoir être retenu définitivement. Et enfin, j’ai toujours été ponctuel, sérieux et motivé.

On aimerait pouvoir se dire « C’est super » ou encore « tu vas pouvoir rester, travailler et apprendre ». J’aurai aimé que la suite des événements se déroulent ainsi. En fait, l’entreprise avait autre plan : que j’abandonne de mon propre gré. Pour cela, et pendant une longue période, on me donnait des tâches presque impossible à faire ou simplement des tâches insignifiantes et redondantes. C’était une période très pesante et longue. Stresse au max. Heureusement que les parents étaient là pour me soutenir. Même si j’avais un rêve, je reconnais que pendant cette période, je craquais.

Il s’agissait d’un nouveau rythme. Un rythme difficile mais il ne fallait pas que j’abandonne.

 

MASTÈRE 2 (Bac+5)

J’avais finalement validé mon Bac+4 et je me trouvais ainsi en dernière année, Mastère 2.

Finissons sur l’entreprise. J’avais réussi à tenir le rythme et petit à petit, les tâches devenaient de moins en moins difficiles. A croire que l’entreprise avait fini par comprendre que je n’allais pas abandonner quoiqu’il en était. Pendant un an en entreprise, j’ai rédigé une grande documentation d’aide en ligne pour comprendre l’utilisation de l’outil qu’on développait. Mais j’ai également conçu avec un autre développeur, une agence web en ligne. J’ai adoré ce travail. Cela correspondait exactement au travail que je faisais à l’école et j’apprenais quelque chose de concret. Si j’aurai pu faire ça dès le début en entreprise, ça aurait été parfait.
J’ai particulièrement apprécié et accepté les excuses venant de mon entreprise lorsqu’ils ont vu ce dont j’étais capable lors du développement de cette agence en ligne. En quittant l’entreprise le 15 septembre, j’ai salué tout le monde en restant en bon terme.

Enfin, concernant l’école et je vais finir là-dessus sous une conclusion : pour valider cette dernière année, vous deviez valider plusieurs épreuves éliminatoires dont le TOEIC (certificat de langue en anglais) avec 750 points. Si vous étiez aussi mauvais que moi en anglais, vous étiez certains de ne pas le valider. Chose qui s’est passée comme prévu.
On avait la possibilité de le repasser jusqu’à la fin de l’année.
Je vais vous dire, j’ai fait le choix de ne pas le repasser. De cette façon, je suis conscient d’avoir perdu 2 ans de ma vie et de ne pas avoir validé le Mastère à cause du TOEIC. Ces deux ans de Mastère était pour moi du plus et j’avais été plus loin que je ne l’aurai cru. Je ne regrette en rien ce choix car j’y suis allé à fond, j’étais au max.

Vous savez, dans la vie il faut être heureux avec ce que vous avez déjà si vous considérez que vous avez fait tout votre possible. C’est comme si j’étais astronaute et que j’avais fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout de la mission en plantant un drapeau sur la lune. J’aurai été dans l’espace et c’est déjà quelque chose d’incroyable.

 

Conclusion

Aujourd’hui, j’ai des projets, je suis sur le droit chemin pour réaliser mon rêve et je suis fier de mon parcours scolaire. Malgré les difficultés que j’avais dès mon enfance, j’ai réussi à aller plus loin que je ne l’aurai jamais imaginé tout en atteignant mon objectif. Je ne suis pas du genre à abandonner mais je suis réaliste. Mes projets actuels me demandent du temps et de l’argent. Le passage du TOEIC n’était pas donné et forcément il me fallait beaucoup de temps si je voulais le réussir. Voilà, bien que je n’ai pas validé mon Bac+5, j’ai tout de même pu atteindre mon objectif et aller plus loin avec la volonté.

J’espère que vous comprendrez mon point de vu. J’ai difficilement atteint mon objectif mais j’ai réussi. Si vous lisez cet article et que vous êtes encore étudiant, n’abandonnez surtout pas vos rêves, ne lâchez pas les efforts. Franchement on va pas se mentir, les études c’est chiant mais c’est en persévérant qu’on y arrive.

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