Bilan de 6 mois en école de japonais au Japon

Bilan de 6 mois en école de japonais au Japon

Cela fait maintenant 6 mois que je réside au Japon à Tokyo et que j’apprends la langue japonaise dans une école. Si je vous écrit ce nouvel article c’est parce-que aujourd’hui j’ai senti une réelle progression dans mon utilisation du japonais. Et je peux vous dire qu’elle est très satisfaisante !

Cet article va non seulement faire un point sur ma progression entre le moment où je suis arrivé au Japon et aujourd’hui. Mais il va aussi permettre à toutes les personnes débutantes en langue japonaise ou curieuses de savoir à partir de quel moment il vous sera possible de parler japonais.

 

1. Mes débuts à l’école Toshin Language School

Je suis donc arrivé au Japon à Tokyo fin mars 2018 et j’ai commencé les cours de japonais à l’école « Toshin Language School » au mois d’avril 2018. En arrivant au Japon, j’avais des bases en japonais que j’avais acquis par mes propres moyens en France à l’aide de quelques applications mobiles comme « Obenkyo », « JA Sensei » (freemium) et « Takoboto » ainsi que de la fameuse série de livres de manuels scolaires « Minna no Nihongo » (débutant niveau 1). Je connaissais tous mes hiragana, katakana et mes kanji de niveau 5.

Le premier jour à l’école au Japon était un jour de test afin de nous classer par niveau. Je ne vous cache pas que j’ai été un peu déçu lorsque j’ai appris que j’allais être dans une classe de débutant. Après quelques semaines, je me suis rendu compte que la classe dans laquelle je me situais correspondait parfaitement à mon niveau. J’imagine que chaque école de japonais a sa propre organisation de classes et avec un peu de recul, je pense que l’école Toshin est bien organisée. Il y a plusieurs niveaux de classes de débutants, intermédiaires et avancés. Chacun de ces niveaux contient des sous classes (par exemple : des intermédiaires entre les niveaux). Cela peut être un peu compliqué au début mais c’est une bonne façon d’indiquer qu’elle est votre niveau de façon très exacte.

En se rendant dans une école de japonais au Japon, les projets de chacun sont différents. Pour ma part, j’avais (et j’ai toujours) pour objectif d’améliorer mon japonais afin de communiquer dans la vie de tous les jours mais aussi pour trouver du travail après mes études. A l’école, tous les 3 mois, vous passez un examen sur deux jours pour 4 matières : kanji & vocabulaire, grammaire, compréhension écrite et compréhension orale (CD). Vous devez obtenir 60 points minimum par matière et si jamais vous n’avez pas cette moyenne, vous repasser la matière en question au rattrapage. Puis si vous réussissez, vous grimpez en classe supérieure.

En plus de ces examens à l’école, je passais l’examen national « JLPT ». L’école Toshin vous aide à vous inscrire et à payer les frais. Ensuite vous vous rendez à l’examen du JLPT le jour J (hors école).

En résumé, j’étudiais le japonais pour réussir à la fois mes examens à l’école mais aussi pour réussir le JLPT.

 

2. Mes débuts en japonais en dehors de l’école

Si il y a bien une chose que vous allez faire au Japon lors de votre arrivé, c’est bien de profiter de la vie. Vous allez faire des connaissances, sortir avec des amis, restaurant, bar, centre de jeux, et j’en passe.

Dès mon arrivé au Japon, quand je commençais à sortir seul, je parlais en anglais ou j’essayais d’utiliser des mots en japonais. Mais ce n’était pas toujours aussi simple car le soucis c’est que les japonais ne savent pas tous parler anglais. Du coup, très souvent, il m’arrivait de vouloir dire des choses que je ne pouvais simplement pas dire. Et je peux vous dire qu’il n’y a rien de plus frustrant car vous passez à côté de nombreuses opportunités.

Je me rappelle également d’une soirée que j’avais passé avec des amis français (qui eux savaient parler japonais) avec des japonais et d’autres nationalités étrangères. Mon niveau d’anglais n’était pas non plus excellent. En résumé, j’essayais plus de comprendre ce que les personnes disaient que je ne parlais. Encore une fois, même si la soirée était bonne, j’étais frustré de ne pas parler japonais avec les quelques japonais.

A ce moment-là, mes échanges en japonais ne tenaient même pas une minute. C’était une période à la fois superbe pour la découverte du Japon mais également frustrante pour la communication avec les japonais.

Je pouvais uniquement parler japonais avec les autres étudiants de ma classe car nous apprenions tous la mêmes choses avec le même niveau.

 

3. 5 mois plus tard au Japon

Pendant les 4 premiers mois, mon niveau de japonais s’améliorait de jour en jour. Comme j’allais à l’école tous les jours, du lundi au vendredi et de 13h à 16h30 en pratiquant l’écrit comme l’oral, je progressais. Chaque jour, le professeur vous donne des devoirs à faire pour le jour suivant et en plus des devoirs je révisais mon japonais.

Au même rythme que l’école, plus j’apprenais et plus je pratiquais à l’extérieur.

Et un jour, vous allez vous surprendre ! C’est à ce moment-là que ça devient intéressant.

En ce qui me concerne, c’est après 5 mois que j’ai pu enfin tenir des conversations de plus de 10 minutes en japonais. Dit comme cela, ça semble peu mais quand vous repensez à vos premiers jours, ça vous semblera beaucoup.

Je m’étais rendu au restaurant avec un coréen de ma sharehouse qui parlait japonais et j’ai pu échanger en japonais avec lui pendant toute la soirée. En soit, le contenu de la conversation ne sera pas pertinent mais il y aura un échange. Vous pourrez comprendre et vous faire comprendre. Et il n’y a rien plus réconfortant.

 

4. 6 mois au Japon

A présent, ça fait 6 mois que je suis au Japon et je me sens beaucoup plus à l’aise en langue japonaise. Bien entendu, mon niveau n’est pas encore parfait et j’ai encore énormément à apprendre mais je peux créer un échange conversationnel et rencontrer de nouvelles personnes en parlant japonais.

Je continue d’apprendre à l’école, en faisant mes devoirs, en révisant mon japonais. Je fais de plus en plus de connaissances et je m’efforce de rencontrer des japonais pour améliorer mon niveau.

Tellement que je suis fier de ma progression, je ferais le nécessaire pour que mon niveau soit encore meilleur pour les 6 prochains mois.

 

5. Conclusion

Si il y a bien une chose à savoir et qui m’a permis d’en arriver là, c’est qu’il ne faut pas abandonner même si vous allez rencontrer des moments difficiles. Il faut persévérer, ne jamais abandonner.

J’ai commencé à tenir des conversations après 5 mois mais bien entendu, mon cas ne sera pas le même pour quiconque qui apprend le japonais. Tout dépend de votre implication dans votre apprentissage. Honnêtement, sans apprendre le japonais avant de venir au Japon et en étudiant le japonais dans une école au Japon, je pense qu’il est possible d’avoir mon niveau actuel après 3-4 mois.

Ce qui m’a également réconforté, c’est mon niveau d’anglais. Bien que j’apprenais l’anglais en France dans toutes mes classes, mon niveau était limité. Au Japon, j’ai plus utilisé l’anglais que le japonais et du coup ça m’a également permis de progresser en anglais.

Au début, j’avais tendance à me dire que j’étais pas fait pour les langues vivantes. Je me suis rendu au Japon dans le but d’apprendre le japonais pour un objectif professionnel sans me dire « je suis mauvais en anglais alors je serais mauvais en japonais ». Finalement aujourd’hui, je me rend compte que je ne suis pas si mauvais en langues vivantes et c’est même encourageant pour la suite.

Bilan de 1 mois au Japon

Bilan de 1 mois au Japon

Et bien voilà, cela fait maintenant 1 mois que j’ai réalisé mon rêve en partant pour la première fois au Japon ! Cela aura été vraiment difficile mais j’y suis parvenu. Non seulement c’est encourageant pour la suite de mes prochains objectifs mais en plus, je suis encore plus motivé pour que vous réalisiez à votre tour ce rêve d’aller au Japon.

Nous sommes nombreux à vouloir aller au Japon, pour un voyage de courte durée ou un voyage sans fin. Mais combien sont ceux qui y parviennent ?

En vu des grandes difficultés que j’ai rencontré, je comprends que certain abandonne ce projet mais c’est dommage. Et comme diraient Oli & Bigflo « c’est peut-être la dernière fois.. ». Oui, et c’est peut-être même les derniers efforts que vous aurez à donner pour que vous réussirez ! Tenez bon et vous verrez, vous serez récompensés.

Si aujourd’hui je renforce le projet Great Tourist Nizuka en vu d’aider quiconque à réaliser son rêve en allant au Japon, c’est parce-que la vie au Japon me plaît énormément ! Au Japon, il m’arrive souvent en rentrant chez moi, d’écouter de la musique dans les rues calmes de mon quartier et surtout, de me rappeler à quel point que tous les efforts que j’ai donné n’auront pas été vains. Ici, je me sens bien. Je me sens bien parce-que l’environnement me plaît, je vis mon rêve en vie réelle.

Mais je suis conscient que si je veux continuer à vivre dans ce rêve, il va falloir que je poursuive les efforts et aujourd’hui, je suis prêt à tout pour y parvenir.

 

Le début d’une grande aventure

Pendant ce premier mois au Japon, j’aurai pris une sacré claque !

J’avais déjà pris l’avion avec des amis en allant en vacances en Espagne mais cette fois-ci, je partais seul et pour la première fois à l’autre bout du monde. Pour être honnête, je n’ai pas eu de regret en partant, j’étais prêt. Je me demande même si le fait d’avoir attendu 8 ans avant de partir et préparer ce projet n’était pas trop long. Je suis parti sans peine car je sais que je vais un moment ou un autre revenir voir mes proches. Pour moi, c’est comme si je partais en voyage. En long voyage mais en voyage quand même.

Quand je suis arrivé à l’aéroport de Narita, je me sentais heureux. Je me suis senti au Japon dès que j’ai commencé à voir tous ces caractères japonais (kanji) sur toutes les pancartes que je croisais.

Arrivé à l’immigration japonaise, je devais attendre avec d’autres jeunes comme moi à un emplacement précis. En discutant avec certain d’entre eux, j’ai compris qu’ils étaient également venu avec un visa étudiant. A l’immigration japonaise, vous donnez passeport, visa étudiant et vos empruntes digitales. Si vous avez prévu d’avoir un job à temps partiel, pensez à donner votre permis de travail (à temps partiel) à l’immigration japonaise. On sera en mesure de vous donner en retour une carte de résidence avec au dos la signature d’un tampon noir indiquant votre permission à travailler à temps partiel. Si vous oubliez, vous allez devoir retourner à l’aéroport pour faire tamponner votre carte de résidence.

Après être sorti de l’immigration japonaise et après avoir récupéré ma valise, l’aventure commençait enfin ! Et les premières galères aussi ^^.

 

Mon arrivé à Tokyo

Avant de partir au Japon, j’avais préparé mon chemin afin d’atteindre mon logement. Comme j’avais pas internet, j’avais mis dans mon téléphone des imprimés écrans de cartes et j’avais surtout bien noté les lignes de trains que je devais utiliser.

A l’aéroport de Narita, je devais tout d’abord prendre le Narita Express (N’EX) pour me rendre à Shinjuku. J’ai un peu galéré pour prendre mon ticket de train à la borne. J’avais cru voir qu’il y avait prochainement un train dans moins de 10 minutes. Le prochain était un peu plus tard. J’étais partant pour prendre celui d’après pour avoir le temps mais par précaution, j’ai demandé plus d’informations aux japonais qui attendaient derrière moi. J’ai eu de la chance, une des personnes parlait anglais. Ils ont mis la borne en japonais, ils ont cliqué partout sans que je comprenne ce qu’il se passait. Le ticket est sorti et ils ont ajouté : « Votre train part dans 5 min. ». Et merde ! Ils ont choisi le train que je ne voulais pas. Bref, c’était la course ! Gros sprint avec la valise super lourde ! Voilà la raison pour laquelle il m’était impossible de filmer.

Clairement, l’aventure commençait dès que le train s’est mis en marche. A travers la fenêtre je voyais des paysages, mais je voyais surtout ce Japon que je voyais auparavant en photos ! Je me sentais encore plus heureux. Ce moment était magique.

Le Narita Express est passé par la préfecture de Chiba avant de rejoindre celle de Tokyo. Puis je suis arrivé à Shinjuku, le terminus. En sortant du train, bien que j’avais noté mon chemin, je ne pouvais pas seulement suivre le troupeau en me jetant dans la gueule du loup. J’ai choisi de demander mon chemin à un japonais. Et là je vous arrête. J’étais bluffé et je le suis encore aujourd’hui à l’heure où je vous écrit. Les japonais n’hésitent pas un instant pour vous guider. Je lui ai montré ma destination finale et il m’a dit le train que je devais prendre en m’y menant. A un moment je lui ai demandé en japonais si je devais prendre un ticket pour prendre le train. Si j’ai bien compris il m’a dit que non. Cela m’a semblé étrange mais il avait l’air d’être sûr alors j’en ai pas pris. En fait, c’était une erreur. Vu que tous les japonais utilisent une carte de transport, je pense qu’il a cru que j’en avais déjà une. Or ce n’était pas encore le cas. Du coup, pensez à prendre un ticket en borne quand vous prenez le train à Tokyo.

J’étais arrivé à la dernière station de mon chemin et je me suis retrouvé bloqué devant ces petits portillons sans pouvoir passer. J’étais pourtant bien arrivé. J’ai essayé d’expliquer la situation au gardien. Communication impossible. Il comprenait pas et je comprenais pas. Au bout de 5 minutes, je ne sais pas pourquoi mais il m’a autorisé à passer les portillons. Bref pensez à prendre un ticket ^^.

Avant d’arriver à destination, un papi japonais est venu me parler pour m’aider à trouver mon chemin. Nous sommes allés ensemble au poste de police à côté de la gare et les policiers ont pu à leur tour me guider. Les japonais sont trop généreux.

Sur le chemin j’ai découvert mon premier Sakura (cerisier en fleurs) assez imposant mais magnifique. Arrivé à ma sharehouse, j’ai posé mes affaires puis j’ai rejoins une amie à Shinjuku pour manger au restaurant. Avant de me rendre à Shinjuku, je me suis acheté une carte de transport (SUICA) afin de pouvoir me déplacer à Tokyo. Pour se faire, c’est très simple : vous vous rendez à une borne de paiement en gare, vous demander une carte de transport et vous ajoutez la somme que vous voulez sur la carte. A chaque passage de portillons en gare, vous allez être débités. C’est nettement plus pratique que les cartes de transport à Paris.

L’aventure avait réellement commencé.

 

Trouver rapidement ses repères à Tokyo

Lorsque je suis arrivé à Tokyo, j’avais une semaine devant moi avant de commencer mon année scolaire. On peut dire que pendant cette première semaine à Tokyo, je ne me suis pas ennuyé. Pendant cette semaine, j’ai à la fois effectué quelques tâches administratives mais j’ai également fait de nombreuses connaissances.

Le lendemain de mon arrivé au Japon, nous étions donc le 27 mars, jour où je devais signer le contrat avec mon manager pour la sharehouse.  Je me suis rendu au point de rendez-vous prévu avec le manager de la résidence. Bien entendu, impossible de trouver l’endroit où je devais me rendre.. et vu que l’heure prévue était déjà dépassée à force de chercher seul, j’ai demandé à une japonaise. Une fois fois de plus, j’étais impressionné par la gentillesse de la personne. J’ai eu de la chance car elle parlait un peu l’anglais ce qui m’a permis de me faire comprendre.

La japonaise a rapidement pu m’amener à mon manager et j’ai donc ensuite discuté avec mon manager en anglais. Nous avons pris sa voiture. C’était une voiture « cube ». Et j’ai pu donc découvrir les routes du Japon dans une voiture japonaise. C’est formidable ! Arrivé à la résidence, suite à m’avoir expliqué chaque étape du contrat, j’ai signé.

Le 28 mars, je devais déclarer mon lieu d’habitation à la mairie la plus proche de chez moi pour à la fois recevoir des documents dans ma boîte postale mais aussi de faire la demande de sécurité sociale. Du coup, je devais me rendre à une nouvelle destination inconnue mais grâce aux imprimés écrans que j’avais préparé la veille, j’ai facilement trouvé mon chemin. Par doute, je demandais mon chemin à un japonais. La même amie que j’avais rejoins à Shinjuku m’avait préparé un petit texte en japonais afin que je puisse facilement expliquer ma venue. On m’a donc guidé et j’ai pu remplir un premier formulaire. J’ai dû ensuite me rendre en espace d’attente avant que ce soit mon tour. Devant moi, un japonais qui ne savait pas parler anglais. Il a dû appeler une personne savant parler anglais afin d’établir un échange. Bon même si la personne parlait anglais, je ne vous cache pas que leur accent est difficile à comprendre. Mais grâce aux images et aux gestes on a pu se comprendre. D’ailleurs c’est souvent ainsi qu’on fini par se comprendre. J’ai dû me rendre à une autre salle d’attente et remplir de nouveaux documents. Bref, c’était une première victoire. J’avais su déclarer mon adresse postale et faire la demande de sécurité sociale.

Le 29 mars, je me suis rendu à Shinjuku pour deux nouvelles raisons : créer un abonnement téléphonique et acheter de la literie pour mon lit. Je vous arrête encore. J’avais bien préparé mon chemin avec des notes et des imprimés écrans, et pourtant, impossible de trouver le bon chemin dans la gare de Shinjuku ! Pour tout vous dire, la gare de Shinjuku est la plus grande gare du monde. Un million d’habitants la traverse par jour ! Quand vous êtes à l’intérieur, il y a énormément de monde qui se croisent. Cette gare est un sacré labyrinthe ! Une fourmilière à taille humaine ! J’ai facilement dû demander mon chemin à 5 personnes différentes avant de trouver la sortie.

Je me suis donc rendu à « Bic Camera » (ビックカメラ), magasin incontournable pour tous les produits multimédia. Vous avez toutes sortes de produits électroniques/multimédia sur 5 étages. C’est juste incroyable ! J’ai donc demandé à vouloir créer un abonnement téléphonique pour une durée d’un an. C’était très difficile car aucune personne semblait parler anglais alors nous avions échangé avec Google traduction mais ce n’était pas une bonne idée. Du coup, je suis parti et j’y suis retourné un autre jour avec un ami qui savait parler le japonais. Cet autre jour, j’ai donc pu créer mon abonnement téléphonique avec succès ! Donc le 29 mars, après être reparti bredouille, je me suis rendu à « Muji » toujours à Shinjuku. J’ai dû une fois de plus demander mon chemin pour trouver l’endroit. Et j’ai pu acheter une couverture avec son draps ainsi qu’un oreiller.

Pendant ces quelques jours, j’avais rapidement pu me familiariser avec quelques gares de Tokyo.

 

Découverte et rencontre à Tokyo

Pendant cette première semaine à Tokyo, j’ai également fait de nombreuses et bonnes connaissances avec surtout des français mais aussi des japonais.

La plupart des japonais que j’ai rencontré, c’est en leur demandant mon chemin ou en discutant sans raison particulière dans la rue. Bien entendu, mes conversations ne duraient pas plus de 5 minutes mais les courts échanges que j’avais, me faisaient passer de bons moments. Pour certain je restais en contact avec eux avec l’application « Line ».

Parmi les français que j’ai rencontré, ce qui m’intéressait et qui m’intéresse toujours aujourd’hui d’ailleurs, c’était de rencontrer les français youtubers et bloggers que je suivais déjà en France.

J’ai donc fait la connaissance de Aala, fondateur du blog « Un Gaijin Au Japon », de Julien Tirode connu pour ses soirées franco-japonaise mais également Romain Godeau connu sous le nom de « Romain Tokyo ». Je ne suis pas déçu de les avoir rencontré. Les moments passés avec eux était encore mieux que ce que j’aurais espéré. A l’heure à laquelle j’écris cet article, je prévois d’en rencontrer de nouveaux encore.

Grâce à Aala, j’ai surtout pu visiter quelques lieux touristiques à Tokyo comme : Shinjuku avec Kabukicho, Shibuya avec le Shibuya Crossing et le temple Meiji-jingu, Harajuku, Yoyogi avec son parc incontournable pour les piques-niques sous les cerisiers en fleurs (Hanami matsuri), Kudanshita, Ginza, Yamanaka pour son grand cimetière et enfin Asakusa avec le temple Senso-ji de nuit.

 

Grâce à Julien Tirode, j’ai… non je n’ai pas rencontré de japonaise haha. J’ai rencontré quelques français et avec lesquels j’ai pu me rendre à mon premier festival : le kanamara matsuri (festival de la fertilité à Kawasaki). D’ailleurs j’ai passé de bonnes soirées avec certains de ces français avec lesquels  nous sommes allés dans un bar et au restaurant au thème de la prison à Shibuya.

 

Grâce à Romain, j’ai surtout découvert Shibuya de nuit notamment avec les bars et boîtes de nuit.

Cette première semaine aura été plein de nouveautés et de bonnes rencontres. Et dire qu’il me reste encore 1 an devant moi.

 

Manger à Tokyo

Comme vous le savez, je suis un très bon cuistot.. hum hum (*tousse*). Bien évidemment, depuis que je suis ici je n’ai pas fait une seule fois la cuisine. Soit je mange au restaurant, soit je mange chez moi des plats tout fait. A force de manger des plats tout fait, je vais finir par être un expert en la matière. Oui en France j’en ai mangé pas mal, des salades notamment. Ici, vous trouverez de nombreuses supérettes qu’on appelle « combini ». Il y en a énormément au Japon. Vous avez les « Seven/Eleven », « Family Mart » ou encore « Lawson ». Là-bas, généralement j’achète mon petit déjeuner et des plats tout fait. Les autres moments je vais au restaurant.

Parlons-en d’ailleurs. Les restaurants au Japon ne sont pas cher du tout ! En moyenne, un bon repas bien garni, vous en avez entre 3 et 6€. Bien entendu, d’autres restaurants sont un peu plus cher. J’ai d’ailleurs découvert avec Aala, la chaîne de restaurant de sushi « Sushi Zanmai » dans lequel les cuisiniers attrapent le poisson dans l’aquarium, les découpent devant vous et vous les servent. Vous payez le sushi à l’unité, donc plus vous en prenez plus c’est cher. Il y a énormément de variété de poisson mais le sushi saumon était le moins cher. Je recommande cette chaîne de restaurant de sushi qui d’ailleurs était de très bonnes qualités ! J’y suis retourné une autre fois mais avec Romain.

On va pas se mentir, les sushi en France sont bons mais au Japon, c’est encore un autre level. Sans aucun doute, ils sont plus frais et de meilleurs qualités.

Alors oui, au Japon je confirme, vous pouvez manger tous les jours au restaurant ! 😉

 

Début des cours de japonais

Le 3 avril, je me suis rendu pour la première fois à l’école Toshin Language School à Takadanobaba pour passer un test de placement. Avant de passer ce test, sachez que j’avais appris le japonais seul en autodidacte pendant plus d’un an en France. J’avais uniquement appris l’écrit donc je ne le pratiquais pas oralement. Je dirais que j’avais un niveau N5-4 (JLPT) par rapport à ce que je savais. J’avais fini la partie 1 du livre de débutant du « Minna no Nihongo » (livre scolaire) et je connaissais environ 150 kanji. Bref, j’ai trouvé le test pas très dure mais j’ai quand même laissé un ou deux exercices vides sur 10 exercices. Honnêtement j’ai fait tout ce que j’avais pu, donc pas de regret.

Le 5 avril, journée d’orientation et placement dans les classes. Lorsque j’ai appris que j’allais être dans une classe de débutant, j’étais déçu. Il y avait 5 classes de débutant (S1, S2, S3, S4, S5), peut-être 3 classes en intermédiaire (A1, A2, A3) et d’autres classes en avancées (B1, B2, B3). Mais dans l’idée, les classes étaient disposées de cette façon : S, A, B, C, D, E, F. Le niveau le plus faible était donc S et le plus fort F. Moi j’étais en S4.

Tous les 3 mois, nous devrions passer un nouveau test de placement qui nous permettrait d’être remis à niveau.

A Toshin, nous travaillons avec le Minna no Nihongo. Je le savais avant même d’apprendre en autodidacte. C’est pourquoi j’ai choisi ces livres scolaires. Tout ce que j’ai vu en cours pendant un mois, je l’ai donc déjà vu lors de mon apprentissage en autodidacte. Nous avions eu 2 contrôles pour le moment, j’ai donc eu 2 notes : 98% et 99% .

Je ne sais pas si à l’écrit, j’ai un niveau supérieur au reste de ma classe mais quand j’écris mes phrases avec des kanji, les autres étudiants et mêmes les professeurs semblent être impressionnés. Par contre, comme je le disais, je n’ai pas pratiqué l’oral et je le ressens. Je vais devoir vraiment m’entraîner à ce niveau là pour les jours à venir.

Dans ma classe nous sommes 16 : 2 français, 1 coréen, 1 népalais, 1 sri-lankais, 5 chinois et 6 vietnamiens.

Je suis quelqu’un de très observateur et je constate que certaines personnes de ma classe apprennent rapidement. Bien que je me débrouille bien à l’écrit, d’autres étudiants sont nettement meilleur que moi à l’oral. Je pense qu’il y a du niveau dans ma classe. Ca me plaît 🙂 .

 

Conclusion et remerciement

Si je dois donner un nom à ce premier mois au Japon, je lui donnerait « Découverte et Apprentissage ». J’ai découvert de magnifiques lieux touristiques à Tokyo et si je veux continuer de les contempler, va falloir que j’apprenne beaucoup ! Je suis prêt à relever le défis pour profiter encore et encore de cet émerveillement ! 😉

Bien que j’ai bien préparé ce projet au Japon, j’ai également reçu beaucoup d’aide de certaine personne. C’est pourquoi, je tiens absolument à les remercier :

Anne du blog : http://retrotabitokyo.com/

Alexandre du blog : https://www.twostepsfromjapan.com/

Aymen du blog : http://www.aymenworks.com/

Aala du blog : https://www.gaijinjapan.org/

Bilan de 20 ans d’études en France

Bilan de 20 ans d’études en France

Nous y sommes enfin ! J’ai officiellement terminé 20 ans d’études en France, le 15 septembre 2017. Un gros chapitre vient de toucher à sa fin mais avant de lire les nouveaux chapitres de mon histoire, je vais vous faire part d’un bilan de mes 20 ans d’études en France.
Cet article ne va pas seulement me permettre de faire un résumé. En effet, il va aussi me permettre de montrer les raisons qui m’ont permis de faire des choix à la fin de mes études que des personnes ont du mal à comprendre. J’invite ces personnes à lire attentivement cet article.
Lorsque vous achevez une longue formation, vos études voire quelques années en entreprise, je vous conseille de poser vos acquis sur la table. Cela va vous permettre de voir ce que vous avez appris et ainsi vous allez pouvoir avancer en vous donnant de nouveaux objectifs à atteindre. Et sachez que, peu importe la durée de vos études, vous apprendrez toujours quelque chose.

En ce qui me concerne, il me faudrait plus d’une table pour voir ce que j’ai appris lors de ces années. C’est pourquoi, je vais vous partager mon parcours scolaire dans les grandes lignes pour vous montrer comment les études m’ont fait changer psychologiquement et m’ont conduit à être plus confiant et ambitieux.

Comme à peu près toutes les personnes de ma génération, je suis allé en maternelle, en primaire puis au collège des années 90 à 2006. Jusque là, rien de palpitant. J’allais à l’école parce-qu’il le fallait. A ce moment-là je me posais pas vraiment de questions.

 

2nd Technologique

Clairement, les galères ont débuté lorsque je suis entré au lycée. Déjà, lorsque j’étais au collège je n’avais pas un niveau de dingue (pas mal de lacunes en compréhension écrite et en logique mathématiques), alors dès mon entré au lycée c’était la catastrophe.
J’avais fait une 2nd dans un lycée général et technologique. Je ne savais pas réellement ce que je voulais faire comme métier plus tard mais j’aimais l’idée de construire des choses à la main.
Bref, année pas fameuse du tout. En vu de mes résultats, je me sentais incapable de poursuivre en tentant ma chance en 1ère. J’avais tellement lutté en 2nd que je me suis dit qu’il m’était impossible de réussir le bac général..

La meilleur solution qui s’offrait à moi, était de me réorienter vers une formation plus adaptée à mon niveau.

 

BEP « ELEEC »

A l’époque, lorsque nous allions en lycée professionnel, on pouvait commencer par 2 premières années en BEP mais il était également possible de faire une seule année de BEP pour ceux qui avaient échoué en 2nd. Chose vers laquelle je me suis dirigé.

Je suis donc allé en lycée professionnel pour faire un BEP ELEEC « Electrotechnique Energie Equipements Communicants » (en gros, électricité). L’avantage que nous avions en lycée professionnel, c’était les stages. Grâce aux stages nous pouvions avoir un réel aperçu du métier que l’on exerçait. Lors de cette année en BEP, j’ai travaillé 6 semaines dans un chantier à Ivry-sur-seine. A l’époque, je me plaignais pas trop mais je me rends compte aujourd’hui que c’était un enfer. C’était en hiver et quand vous êtes électricien, vous travaillez avec les mains. Autant vous dire que c’était difficile car j’avais les mains gelées et même avec des gants. Je me souviens aussi des moments où je devais faire passer des gros câbles d’un bâtiment à un autre en me faufilant à plat ventre dans les vides sanitaires, là où ça sentait fortement les rats. C’était génial (*blague*).

Bref, pour moi ce stage était une découverte. Puis côté examens, c’était juste. Comme en 2nd, j’avais pas encore l’esprit travail. Je travaillais chez moi mais je n’avais toujours pas confiance en moi. Sauf que comme le niveau était moins élevé qu’en 2nd, j’avais pu valider mon année.

 

BAC PRO « ELEEC »

Ensuite, j’ai poursuivi ma formation vers un BAC PRO en 2 ans, toujours en électricité. Ces deux années étaient différentes et j’ai envie de dire que c’est en BAC PRO que j’ai commencé à penser travail. C’est en BAC PRO qu’il y a eu un « BANG » dans ma tête.
Je me suis fait 3 amis en particulier. Comme ils travaillaient beaucoup, s’aidaient et se concurrençaient, je me suis pris au jeu.
C’est vrai, c’était totalement différent de ce que j’avais vécu avant. J’avais de nombreuses bonnes notes, je travaillais mieux et j’y croyais de plus en plus. Lors de ces deux années en BAC PRO, nous devions faire 2 stages supplémentaires. Alors parlons-en.

Le premier, aucun soucis et pour le coup il m’a énormément plus. J’ai beaucoup apprécié travailler avec les électriciens de la société A.E.I à Mitry-Mory. J’avais même travaillé à nouveau chez eux pour un job saisonnier.
Quant au deuxième stage.. comment dire.. Je le dis ou pas ? Bon ok, c’était de la merde. Heureusement que je m’étais fait un bon pote qui était stagiaire comme moi. Sinon, ce stage était à mourir d’ennuie. C’était dans le centre technique municipal d’une Mairie. Rien qu’en disant cela, je pense avoir tout dit.. Et oui, le seul travail que vous faites dans le CTM d’une Mairie, c’est de vous occupez de l’entretien de la ville. Et quand je dis entretien, c’est pas uniquement dans le domaine de l’électricité. J’ai eu aussi, entres autres, le droit d’être peintre et de décongeler les trottoirs de la ville parce-que à cette époque il neigeait.

L’expérience vécue en lycée professionnel m’a aidé à évoluer. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me fixer mes premiers objectifs à atteindre, parce-que c’est en fin d’année de BAC PRO que je savais ce que je voulais exactement faire plus tard. Une chose est sûr, je ne voulais absolument plus travailler dans les métiers de l’électricité. Les stages avaient déjà commencé à me faire réfléchir et je me voyais pas faire ce métier toute ma vie.
A ce moment-là, j’étais déjà passionné par la culture japonaise. Je souhaitais voyager et travailler au Japon. J’ai rapidement compris que pour travailler au Japon, je devais obtenir un diplôme d’ingénieur et quelques années d’expériences dans le métier dans lequel je voulais me former. Il s’agissait du domaine de l’informatique.

 

BTS « IRIS »

De retour en lycée général mais cette fois-ci avec un pouvoir en plus, celui de la confiance en soit. J’étais allé en BTS IRIS « Informatique des Réseaux Industriels et des Services ».

Ma 1ère année de BTS, une belle année mais une année ratée. Encore une fois, je me suis fait 3 bons amis mais cette fois-ci, on va dire que je me suis trop amusé. En plus, je vous raconte pas comment j’ai trouvé difficile le passage entre le BAC PRO et le BTS. Je trouvais cela hardcore ! En lycée professionnel, on travaille oui, forcément, un petit peu. Et bien, j’ai gardé le même rythme et c’était une mauvaise idée. Là en BTS, je devais travailler sinon c’était cuit. Et bien en effet, c’était cuit. J’ai redoublé mon année.

Un an après, j’ai pu valider la 1ère année de BTS que j’avais redoublé. Maintenant parlons surtout de la 2ème année, celle avec les examens. Les nombreuses épreuves blanches m’ont rapidement fait comprendre que j’étais pas prêt d’obtenir mon diplôme. C’était tellement difficile et il y avait trop de matières dans lesquelles où j’étais sous la moyenne. Rien me permettait de croire que je pouvais y arriver. Mais en me rappelant mes objectifs personnels à atteindre, je n’ai pas abandonné et j’ai continué à travailler.
D’ailleurs, je me rappellerais toujours des heures passées chez moi et à la bibliothèques avec les amis. Je me souviens également de toutes les fiches de révisions que j’avais préparé pour les mathématiques et la physique appliquée qui m’ont énormément sauvées la mise (*grosse blague*). Effectivement, au final aux examens, j’ai eu 4/20 en physique appliquée et 3/20 en mathématiques avec chacun un bon coefficient 3, histoire de l’avoir bien profonde. Bon heureusement que l’informatique était doté d’un coefficient 11 et c’est ce qui m’a fortement aidé. Notamment avec le projet informatique de fin d’année.

Bref, j’ai validé le BTS. L’informatique que nous faisions en IRIS ne me convenait pas tout à fait. C’était une formation dans le réseaux en informatique et ajouté à cela, des langages informatiques de bas niveau (proche du langage machine) qui étaient incompréhensibles pour moi. Alors j’avais décidé de me former à un métier qui se rapproche du mieux possible à ce que j’aimais.

 

BACHELOR (Bac+3)

Comme j’adore les études, je continuais d’aller à l’école. Je déconne. J’y allais uniquement dans le but de réaliser mon rêve. Et on s’en rapprochait. C’est fou, mais quand vous avez des objectifs et des rêves auquel vous tenez, vous ne lâchez pas le morceau.
J’ai fait mon Bac+3 dans une école d’ingénieur dans le but de me former dans le développement web. Le métier du développeur web est celui qui crée des sites web. En informatique, on apprend beaucoup de langages informatiques pour ainsi créer des applications. La compréhension des langages informatiques est une question de logique. Certain langage sont plus ou moins difficiles que d’autres. Je me suis rendu dans cette école d’ingénieur en ayant conscience de mes lacunes en logique parce-que d’un autre côté j’étais passionné par le métier. Je voulais tenter l’expérience.

En école d’ingénieur, j’ai choisi de me former à la fois à l’école mais aussi en entreprise. En effet, j’avais décidé de faire de l’alternance.
Première difficulté, la recherche d’une entreprise lorsque vous sortez d’un BTS sans vraiment d’expériences. J’avais surtout réalisé une application web lors du projet de fin d’année en BTS. Mise à part cela, j’avais pas vraiment de compétences en développement web. J’ai finalement pu être retenu par une grande entreprise en informatique au bout du 10ème entretien. J’en profite d’ailleurs pour remercier une fois de plus, cet ami qui a pu me pistonner sinon je ne sais pas si j’aurai trouvé. Pour me rendre dans cette entreprise, je devais traverser Paris en prenant ma voiture, RER A, Métro 1 et RER C. 1h30 de voyage. Au début, ça se passait bien, je tenais le coup. Puis vers la fin, ça commençait par devenir insupportable.

Lors de cette année de Bac+3, malgré les difficultés ressenties en programmation, j’ai aimé travailler dans cette école. J’ai pu rencontrer de nombreuses personnes autant passionnées que moi mais qui avaient un niveau largement supérieur au mien. Dans cette école, on nous apprenait pas uniquement l’apprentissage des langages informatiques. C’était plus ouvert que cela. On avait également des matières orientées gestion de projet parmi tant d’autres. Il était aussi possible de s’inscrire à différentes associations pour apprendre de nouvelles technologies, découvrir d’autres domaines en informatique, faire des connaissances avec d’autres étudiants grâce aux différentes activités et jeux en ligne, et j’en passe. Cela n’avait rien à voir avec le lycée, c’était vivant.
Quant à cette première année en entreprise, c’était pas si dingue que ça. A ce moment-là, c’était encore une année professionnelle de découverte. L’équipe de développement dans laquelle je me situais, développait un outil pour des clients à l’international. L’outil était composé d’un code informatique très complexe à comprendre. Étant intéressé par un des langages informatiques utilisé pour la création de cet outil, j’espérais m’améliorer avec ce dernier. En résumé lors de cette année en entreprise, j’ai travaillé sur un peu de tout mais principalement sur de la documentation. Autant vous dire que j’avais pas appris grand chose.

Malgré toutes les difficultés que j’ai rencontré depuis le début de mon parcours scolaire, j’avais atteint enfin, un objectif auquel je tenais fortement. J’avais accompli la première étape pour réaliser mon rêve en vu de travailler au Japon en obtenant ce Bac+3.

Je ne pense pas qu’il s’agisse uniquement de compétences professionnels. Si j’en suis arrivé là, c’était en majeur partie dû à la volonté. L’envie de réussir et d’atteindre des objectifs. Je pense sincèrement que le fait d’avoir des objectifs et des rêves, ça aide à considérablement à avancer.

 

MASTÈRE 1 (Bac+4)

J’avais atteint mon objectif mais comme j’avais signé un contrat d’alternance de 3 ans avec mon entreprise, j’ai poursuivi en Master dans la même école d’ingénieur. Et je me suis dit qu’en restant, je pourrais financer mon projet en partant au Japon.
Bien que j’aurai voulu m’arrêter en Bac+3, je ne vous cache pas que j’étais fier d’être en Master. Car ça m’a rappelé ce moment, en 2nd, où j’ai dit qu’il m’était impossible de réussir mon bac général. Cela m’a également rappelé ce moment où j’ai débuté en BEP sans vraiment de valeur. Et me voici maintenant en Master.

Je pourrais m’arrêter d’écrire parce-que mon objectif était atteint, mais je tiens à aller jusqu’au bout car ces deux dernières études scolaires en Master ont été les années les plus éprouvantes de ma vie et elles m’ont appris beaucoup de choses.

Concernant l’école en Bac+4, le niveau était bien plus élevé qu’en Bac+3. En Master, vous rencontrez des étudiants passionnés et doués. J’étais d’ailleurs impressionné par le niveau de certaine personne. Clairement, j’étais dans une classe où j’avais plus le niveau.

Parlons toujours de cette année mais en entreprise. Je vais vous dire, j’ai adoré l’ambiance de mon équipe. Il y avait du travail et de la rigolade. J’aurai pu tomber dans une équipe qui n’aime pas rire et qui travail non-stop. Malgré ça, durant cette année, j’ai énormément été déçu.
Voilà, plutôt que de me former ou de me laisser travailler de manière autonome, on me donnait d’entré de jeu, du travail bien trop difficile puis on me jugeait parce-que j’avais pas le niveau. Suite à cela, l’entreprise a décidé de ne pas me garder sans connaître réellement mes capacités.
Par précaution, j’ai commencé à chercher une autre entreprise mais j’étais en mauvaise posture. Quelle entreprise voudrait d’une personne ayant été licencié par une entreprise par son manque d’expérience ? Pendant cette période, je vous jure, c’était le stresse total. Vous vous posez un tas de questions.. Pour suivre la formation à l’école, il faut impérativement avoir un contrat avec une entreprise sinon je ne pourrais pas être retenu plus longtemps par l’école. J’étais parti pour tout perdre.
Finalement, l’entreprise a choisi de me garder parce-qu’elle n’avait pas vraiment de motifs valables pour me licencier. J’étais étudiant en alternance et là pour apprendre. J’avais réussi à passer les 3 mois de test avant de pouvoir être retenu définitivement. Et enfin, j’ai toujours été ponctuel, sérieux et motivé.

On aimerait pouvoir se dire « C’est super » ou encore « tu vas pouvoir rester, travailler et apprendre ». J’aurai aimé que la suite des événements se déroulent ainsi. En fait, l’entreprise avait autre plan : que j’abandonne de mon propre gré. Pour cela, et pendant une longue période, on me donnait des tâches presque impossible à faire ou simplement des tâches insignifiantes et redondantes. C’était une période très pesante et longue. Stresse au max. Heureusement que les parents étaient là pour me soutenir. Même si j’avais un rêve, je reconnais que pendant cette période, je craquais.

Il s’agissait d’un nouveau rythme. Un rythme difficile mais il ne fallait pas que j’abandonne.

 

MASTÈRE 2 (Bac+5)

J’avais finalement validé mon Bac+4 et je me trouvais ainsi en dernière année, Mastère 2.

Finissons sur l’entreprise. J’avais réussi à tenir le rythme et petit à petit, les tâches devenaient de moins en moins difficiles. A croire que l’entreprise avait fini par comprendre que je n’allais pas abandonner quoiqu’il en était. Pendant un an en entreprise, j’ai rédigé une grande documentation d’aide en ligne pour comprendre l’utilisation de l’outil qu’on développait. Mais j’ai également conçu avec un autre développeur, une agence web en ligne. J’ai adoré ce travail. Cela correspondait exactement au travail que je faisais à l’école et j’apprenais quelque chose de concret. Si j’aurai pu faire ça dès le début en entreprise, ça aurait été parfait.
J’ai particulièrement apprécié et accepté les excuses venant de mon entreprise lorsqu’ils ont vu ce dont j’étais capable lors du développement de cette agence en ligne. En quittant l’entreprise le 15 septembre, j’ai salué tout le monde en restant en bon terme.

Enfin, concernant l’école et je vais finir là-dessus sous une conclusion : pour valider cette dernière année, vous deviez valider plusieurs épreuves éliminatoires dont le TOEIC (certificat de langue en anglais) avec 750 points. Si vous étiez aussi mauvais que moi en anglais, vous étiez certains de ne pas le valider. Chose qui s’est passée comme prévu.
On avait la possibilité de le repasser jusqu’à la fin de l’année.
Je vais vous dire, j’ai fait le choix de ne pas le repasser. De cette façon, je suis conscient d’avoir perdu 2 ans de ma vie et de ne pas avoir validé le Mastère à cause du TOEIC. Ces deux ans de Mastère était pour moi du plus et j’avais été plus loin que je ne l’aurai cru. Je ne regrette en rien ce choix car j’y suis allé à fond, j’étais au max.

Vous savez, dans la vie il faut être heureux avec ce que vous avez déjà si vous considérez que vous avez fait tout votre possible. C’est comme si j’étais astronaute et que j’avais fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout de la mission en plantant un drapeau sur la lune. J’aurai été dans l’espace et c’est déjà quelque chose d’incroyable.

 

Conclusion

Aujourd’hui, j’ai des projets, je suis sur le droit chemin pour réaliser mon rêve et je suis fier de mon parcours scolaire. Malgré les difficultés que j’avais dès mon enfance, j’ai réussi à aller plus loin que je ne l’aurai jamais imaginé tout en atteignant mon objectif. Je ne suis pas du genre à abandonner mais je suis réaliste. Mes projets actuels me demandent du temps et de l’argent. Le passage du TOEIC n’était pas donné et forcément il me fallait beaucoup de temps si je voulais le réussir. Voilà, bien que je n’ai pas validé mon Bac+5, j’ai tout de même pu atteindre mon objectif et aller plus loin avec la volonté.

J’espère que vous comprendrez mon point de vu. J’ai difficilement atteint mon objectif mais j’ai réussi. Si vous lisez cet article et que vous êtes encore étudiant, n’abandonnez surtout pas vos rêves, ne lâchez pas les efforts. Franchement on va pas se mentir, les études c’est chiant mais c’est en persévérant qu’on y arrive.