Passer l’examen de langue japonaise « JLPT » au Japon

Passer l’examen de langue japonaise « JLPT » au Japon

Vous êtes étudiant en langue japonaise dans le but de travailler un jour plus tard au Japon ou tout simplement car cette langue vous intéresse. Sachez qu’un jour, si vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté en décrochant un travail par le biais d’un entretien d’embauche, vous allez soit devoir prouver que vous maîtrisez le japonais soit que vous détenez un des niveaux du JLPT.
Le passage du JLPT « Japanese Language Proficiency Test » est un examen pour la langue japonaise constitué de 3 parties : la grammaire/vocabulaire, la compréhension écrite et la compréhension orale (écoute d’un CD audio). Cet examen est un QCM, il faut choisir une seule réponse parmi les quatre proposées.

Il existe exactement 5 niveaux de JLPT (JLPT5 à JLPT1) où le JLPT de niveau 5 est le niveau le plus faible et le JLPT de niveau 1 le plus fort. Vous l’imaginez donc certainement, vous aurez plus de chance d’obtenir un travail intéressant en ayant le JLPT d’un niveau fort. Cet examen a lieu deux fois par an au Japon (aux mois de juillet et décembre).

Cela faisait un moment que j’apprenais le japonais et un jour à l’école au Japon, le professeur a demandé qui était intéressé pour passer le JLPT. Nous étions les seuls deux français à vouloir le passer. Le professeur s’approcha et nous demanda lequel nous voulions passer ? Sans que nous puissions répondre, le professeur ajouta : « Essayez le JLPT3, pour le challenge… ». Pour être honnête, mon objectif était d’obtenir le JLPT de niveau 2 qui m’ouvrirait pas mal de portes pour le travail. Mais à ce moment-là, je valais tout juste un niveau 4.. Alors j’ai répondu : « Allez, pour le challenge ! ».

Je ne suis vraiment pas défaitiste mais en ayant 1 mois devant moi pour apprendre quelque chose comme 300 kanji avant de passer le JLPT3, je savais d’avance que mes chances de réussite étaient proche de zéro. Dans cet examen, bien entendu, vous ne devez pas uniquement connaître les kanji. Vous avez également la grammaire, le vocabulaire etc. Mais généralement, si vous ne savez pas lire les kanji, vous avez peu de chance de comprendre la composition des phrases. C’est pourquoi nous parlons souvent de l’apprentissage des kanji pour le passage du JLPT.

Le jour J à Shibuya , j’étais en train d’attendre dans une grande salle, l’ouverture des portes parmi tant d’autres étudiants (étrangers pour la plupart).

Une fois les portes ouvertes, nous devions trouver notre siège parmi les quelques 1 000 places disposées dans la grande salle. Puis nous devions attendre à peu près 30 minutes avant le début de l’examen. Pendant ces 30 minutes, je voyais des personnes stressées (ce qui est normal). Pour une fois et même pour la première fois je n’étais pas angoissé. J’étais prêt à passer mon premier examen que je n’avais pas révisé. Autant vous dire que j’étais serein pour accomplir mon échec. Mais ma motivation était toujours présente. Bien que j’avais peu de chance de réussir cet examen, j’avais gardé espoir de le réussir par chance. Même dans les moments les plus critiques, je garde toujours une lueur d’espoir.

Avant le début de l’examen et comme partout, on vous donne les consignes :

  • Tout d’abord, les téléphones portables ou tout autre appareil numérique devaient être déposés dans un sac plastique (qu’on vous fourni sur place). Histoire de, si pendant l’examen tu veux utiliser ton téléphone, que tu fasse un maximum de bruit en le sortant du sac plastique (pas bête !).
  • Il était également interdit d’avoir sa bouteille d’eau posée sur la table. On sait jamais, qui sait, peut-être que quelqu’un avait pensé à écrire les 300 kanji sur le papier de la bouteille avec toutes les traductions « on-yomi » et « kun-yomi » sans oublier chaque significations en français.
  • Enfin, il ne fallait pas que ta gomme possède le petit carton autour. Autant je comprends qu’il est possible de tricher avec sa bouteille d’eau mais le petit carton de sa gomme, j’ai dû mal à le croire.
  • Si on vous reprend à 2 reprises pour tentative de triche, vous êtes éliminés (sanction après un carton jaune puis un rouge).

L’examen débute. Je vais pas vous mentir, je pense avoir réussi la première question de l’examen où le but était de reconnaître la bonne écriture du kanji. Bon malheureusement, la question 1 était la seule question où j’étais certain d’avoir bon. En fait pendant cet examen, tout était inversé pour une fois. Je n’avais pas appris, ni révisé, je ne réfléchissais pas plus de 3 secondes avant de choisir une réponse et surtout je finissais avant tout le monde ! Chose totalement improbable quand j’ai appris mon cours.

Lorsque j’avais fini avant tous les autres étudiants, je les regardais, tous l’air concentré. A ma gauche, une personne s’agitait pas mal et manque de chance pour elle, car à 1 minute de la fin de la première partie de l’examen, cette personne a reçu un carton jaune !

Enfin tout cela pour dire qu’il faut se préparer avant de passer le JLPT. Ce fut une expérience. A présent je sais comment se déroule l’examen du JLPT et j’espère que vous l’obtiendrez aussi 🙂 .

Le coiffeur au Japon avec SOA Hair

Le coiffeur au Japon avec SOA Hair

Quand on se rend dans un autre pays que le sien et pour une durée plus longue qu’un séjour d’un mois, si vous n’êtes pas du genre cheveux longs vous passerez certainement par la case coiffeur.

Dans ce nouvel article, je vais parler de ma première expérience dans un salon de coiffure au Japon afin que vous puissiez à votre tour essayer sans appréhender. En effet, si mes cheveux recouvraient mes oreilles c’est que je craignais du résultat suite être sorti d’un salon de coiffure au Japon. Jusqu’à maintenant je me faisais toujours couper les cheveux en France, dans un salon de coiffure et par la même coiffeuse pendant plus de 15 ans. Mais comme je ne supporte pas avoir les cheveux longs, j’ai fini par me lancer.

Ma première mission était de trouver un salon de coiffure. Autour de chez moi, il y en avait 3. Parmi les 3 salons de coiffure, il y en avait un qui m’intéresse plus que les deux autres. Depuis l’extérieur en passant dans la rue, on pouvait facilement voir un salon de coiffure au couleur blanc éclatant. C’est ce côté classe qui m’a attiré. C’est pourquoi, un jour, je suis entré pour la première fois dans le salon de coiffure « SOA Hair » pour prendre rendez-vous. En arrivant, j’ai très bien été accueilli avec le sourire et j’ai pu prendre mon rendez-vous.

Lorsque je me suis coupé les cheveux une dernière fois en France, au cas où, j’avais pris quelques photos de ma coupe pour que je puisse les montrer à mon futur coiffeur japonais. Et bien, je peux vous dire qu’elles m’ont bien servi !

Le jour J, mon coiffeur me demanda de m’asseoir afin de discuter de ce que je souhaitais exactement. Chez « SOA Hair » ils ont 3 options différentes :

  • Pour les couleurs : +4 600 JPY (+35 €),
  • Avec shampoing : 4 600 JPY (~35 €),
  • Sans shampoing : 4 000 JPY (~30 €).

Bon je vous cache pas que quand j’ai vu les prix, j’ai un peu pris peur. En France j’en avais pour 19€, alors forcément ça piquait un peu.

En ce qui concerne l’option pour les couleurs, je ne me souviens plus du prix exacte mais il était supérieur aux deux précédents. J’ai choisi l’option sans shampoing.

Le salon est composé en 2 espaces :

  • un espace shampoing,
  • un espace pour se faire couper les cheveux.

Je me suis tout d’abord rendu dans l’espace shampoing mais seulement pour me faire rincer les cheveux. Alors là ! Petite surprise inattendue, c’était comme chez le dentiste. Je m’installe sur le fauteuil et celui-ci était électrique car il pouvait s’allonger. Il me restait plus qu’à laisser tomber ma tête dans le lavabo. Le coiffeur vous met une serviette sur le visage pour éviter les éclaboussures d’eau et vous demande si l’eau n’est pas trop chaude. Jusque-là, tout s’est bien passé.

Je me suis ensuite rendu dans l’espace pour me faire couper les cheveux. Je m’assois sur une chaise équipé d’une blouse au couleur du salon. A ce moment-là, je montre les photos que j’avais pris et c’est parti ! J’ai dû l’interrompre plus d’une fois pour être sûr que je me faisais comprendre. Pendant que je me faisais couper les cheveux, la coiffeuse me posait des questions et on discutait uniquement en japonais. Dans mon quartier, j’ai rarement croisé des japonais sachant parler anglais. Mais finalement, tout s’est parfaitement bien passé. Une fois les cheveux coupés, le coiffeur vous demandera si vous souhaitez vous faire rincer les cheveux.

Comme j’étais satisfait du résultat, malgré le prix, je reviendrais.

En repartant, le coiffeur vous ouvre la porte en vous remerciant toujours avec le sourire 🙂