Apprendre le japonais – Par où commencer ?

Apprendre le japonais – Par où commencer ?

En voyageant au Japon, si il y a bien une chose à laquelle vous ne pouvez échapper, c’est bien celle de la langue japonaise. Que ce soit pour un séjour de 1 semaine ou de 3 mois, vous allez probablement rencontrer des difficultés pour comprendre ce qu’on vous dit ou encore tout ce que l’on peut lire en ville. Bien entendu, il est tout à fait possible de parler anglais mais si vous restez un peu plus de 1 semaine au Japon, vous constaterez très rapidement qu’il vous faudra une base en japonais.

C’est pourquoi dans ce nouvel article, je vais non seulement vous initiez à la langue japonaise mais je vais également vous guidez vers les meilleurs méthodes pour que vous puissiez ensuite apprendre le japonais en autodidacte. En complément de mes cours initiaux, vous trouvez facilement des cours complets en ligne sur la langue japonaise. Pour vous donner les meilleurs bases, je m’appuierai sur mon expérience et de la formation que j’ai suivi pendant 1 an dans une école japonaise au Japon. Pour les plus courageux, je vous donnerai un bon moyen pour réussir son apprentissage du japonais.

En vous initiant à la langue japonaise, vous serez capable de poursuivre votre apprentissage en autodidacte, lire les syllabaires japonais et comprendre la lecture des Kanji. Il s’agit du strict minimum pour les séjours de 1 à 2 semaines. A contrario, si vous souhaitez vous installer au Japon à long terme, je vous recommande de suivre une formation scolaire.

1. Par où commencer l’apprentissage du japonais

Quand vous vous lancez la première fois dans l’apprentissage du japonais, vous allez directement être en contact avec l’écriture japonaise et là… les ennuis commencent déjà.

« Je suis motivé pour apprendre le japonais mais comment je fais si je ne peux même pas lire l’écriture ? »

C’est vrai que sans pouvoir lire l’écriture japonaise, vous n’irez pas bien loin. La langue japonaise est composée de 4 écritures différentes : les hiragana, les katakana, les rômaji et les kanji. Parmi ces écritures, nous en avons certaines plutôt bien pensées et une en particulier plutôt effrayante. Si ces termes ne vous disent strictement rien, pas de panique ! Nous allons en parler tout de suite.

 

1.1 Les Hiragana

Les hiragana sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Ils ont été formés pour transcrire la langue japonaise et ainsi pouvoir lire plus facilement. En effet, chaque hiragana représente une syllabe qui peut être une voyelle seule (exemple : あ = a) ou une consonne suivie d’une voyelle (exemple : か = ka). Et il existe aussi une exception comme le « n » syllabique (ん).

Pour facilité l’apprentissage des hiragana, chaque syllabe a été classé dans un tableau que vous devez quoiqu’il en soit connaître par cœur.

Pour former les syllabes, vous devez assembler une consonne et une voyelle entre elles comme l’exemple suivant : « m » et « e » = me =

Contrairement aux voyelles qui peuvent être utilisées seules, une consonne doit être assemblée à une voyelle pour former une syllabe. Notez bien l’exception de la consonne « n » qui est le seul caractère à ne pas pouvoir être assemblé.

Comme vous pouvez le constater sur le tableau, il y a des petites flèches numérotées sur chacun des caractères. Elles vous indiquent l’ordre des traits. Pour bien savoir les écrire, je vous conseille de suivre l’ordre des traits. A force de les écrire, l’ordre des traits vous semblera logique.

1.2 Les Katakana

Les katakana sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Ils ont été formés pour transcrire les mots étrangers, les noms propres étrangers, les noms scientifiques des plantes et animaux, et les onomatopées japonaises. Au même titre que les hiragana, chaque katakana représente une syllabe qui peut être une voyelle seule (exemple : う = u) ou une consonne suivie d’une voyelle (exemple : と = to). Et il existe aussi la même exception avec le « n » syllabique (ン).

Pour facilité l’apprentissage des katakana, chaque syllabe a été classée dans un tableau que vous devez également connaître par cœur.

Pour former les syllabes, vous devez assembler une consonne et une voyelle entre elles comme l’exemple suivant : « r » et « u » = ru =

En faisant l’assemblage de plusieurs syllabes, on forme un mot. Exemple : « fu », « ra », « n », « su » = furansu = フランス (France).

Comme les hiragana, vous retrouvez des petites flèches sur chaque caractère appartenant au katakana pour apprendre à les écrire en suivant l’ordre des traits.

 

1.3 Les Rômaji

Les rômaji sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Mais contrairement aux hiragana, aux katakana et aux kanji, les rômaji désignent les caractères de l’alphabet latin. En effet, il s’agit de l’alphabet que nous utilisons en français ou en anglais avec les 26 lettres de A à Z.

Il permet aux japonais de pouvoir inclure des mots latins parmi leur caractère japonais. Par exemple, l’adresse URL d’un site internet japonais ne sera pas écrit avec des hiragana, katakana ou kanji mais tout simplement en rômaji.

 

1.4 Les Kanji

Les kanji sont une des 4 écritures de la langue japonaise. Par rapport aux trois écritures japonaises que nous avons vu précédemment, les kanji sont reconnaissables par des signes assimilés à des caractères chinois dont le rôle est d’écrire une partie de la langue japonaise. Un kanji représente un mot dans la langue japonaise.

Comme les hiragana et les katakana, nous écrivons les kanji en suivant l’ordre des traits. La difficulté est bien plus grande car de nombreux kanji possèdent plusieurs traits et il est souvent difficile de s’en rappeler. Pour cela, il faut vraiment réviser ses kanji en les écrivant régulièrement.

Vous entendrez souvent parler des kanji car il s’agit de l’écriture japonaise la plus difficile à maîtriser. Non seulement il faut savoir les écrire mais il faut également savoir les lire.

Un kanji va se lire de 2 manières différentes selon l’usage que vous en faites. On parlera donc des lectures : « On-yomi » et « Kun-yomi ».

 

  • Lecture On-yomi d’un kanji :

La lecture « on-yomi » est celle issue de la phonétique chinoise, de formes anciennes du mandarin, langue aujourd’hui officielle en République populaire de Chine et République de Chine, ou d’autres langues chinoises, comme le wu.

Cela signifie que certains kanji peuvent avoir une comme deux lectures on-yomi. Et chaque lecture on-yomi est assimilée à une prononciation de l’une des régions de Chine. Parmi ces différentes prononciations on-yomi, nous retiendrons les 4 principales suivantes : go-on, kan-on, tô-on, kan’yô-on.

Voici un exemple clair avec le verbe « aller » : Go-on : ギョ (gyō) ; Kan-on : コウ (kō) ; Tô-on : アン (an).

Comme vous le remarquez, j’ai écrit les lectures en katakana parce-qu’il s’agit d’une prononciation étrangère.

 

  • Lecture Kun-yomi d’un kanji :

La lecture « kun-yomi » quant à elle est celle issue de la phonétique japonaise.

A la différence des on-yomi, les kanji peuvent avoir une comme plus d’une dizaine de lectures kun-yomi. La plupart des kanji possède une seule lecture.

Voici un exemple avec le même verbe « aller » : いく (iku).

« C’est bien beau mais à quoi ça va me servir de savoir ça ? »

La connaissance des lectures « on-yomi » et « kun-yomi » vont vous permettre de comprendre l’utilisation des kanji. En ce qui concerne les « on-yomi », vous pouvez composer des kanji en rassemblant deux lectures. Et en ce qui concerne la lecture « kun-yomi », cela vous permet de connaître la lecture d’un kanji unique (qui nécessite pas de combinaison tel que les on-yomi).

Par exemple vous pouvez assembler 2 lectures on-yomi entre elles pour former un nouveau mot :

1er kanji : 電 (den) (on-yomi) = électricité

2ème kanji : 車 (sha) (on-yomi) = voiture

Nouveau mot : 電車 (densha) = train

Pour vous entraîner à écrire des kanji, je vous conseille de regarder les kanji de niveau 5 (niveau associé au JLPT). Il y en a en moyenne 80 et dans l’ensemble ils ne sont pas très compliqués. Par contre, je vous déconseille d’apprendre toutes les lectures on-yomi de chaque kanji. Pour la simple bonne raison que vous ne pourrez pas les retenir en procédant de cette manière-là. Pour retenir les lectures on-yomi, il faut apprendre du vocabulaire.

L’apprentissage des kanji est très important parce-qu’en allant au Japon vous en verrez partout. De plus, si vous voulez réussir vos examens comme le JLPT, vous devez absolument les connaître.

 

2. Aller plus loin…

Pour les plus courageux, une fois que vous connaissez les deux tableaux hiragana et katakana et que vous vous êtes familiarisé avec les quelques kanji de niveau 5, ce que je vous recommande c’est d’acheter un vrai support scolaire.

Il existe de nombreux livres en tout genre pour apprendre le japonais. Il y en a pour apprendre à écrire les kanji, pour apprendre la grammaire, pour s’entraîner en faisant des exercices et j’en passe.

La meilleure série de livres que je peux vous conseiller, se sont les livres du « Minna no Nihongo ». Il y a plusieurs livres pour différents niveaux. Pour ceux qui commencent à apprendre le japonais, vous pouvez très bien acheter le livre pour les débutants. Puis quand vous l’aurez terminé, vous achetez le livre pour le niveau intermédiaire et ainsi de suite.

Ce livre me semble idéal pour tous les apprenants du japonais car il vous permet de progresser sur la grammaire, le vocabulaire, la conjugaison, les kanji et même votre écoute avec un CD audio. Vous pouvez également retrouver des livres d’exercices en liaison avec les livres de grammaire.

La plupart des écoles de japonais utilisent le « Minna no Nihongo ». Il m’a vraiment permis de progresser considérablement.

Avec toutes ces informations concernant l’initiation à la langue japonaise, vous allez pouvoir apprendre le japonais avec une très bonne base et poursuivre aisément en autodidacte.


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Apprendre le japonais
Apprenez les bases fondamentales du japonais


Apprendre le japonais 

 

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Apprendre le japonais avec le Minna no Nihongo

Apprendre le japonais avec le Minna no Nihongo

L’apprentissage de la langue japonaise est une activité qui demande beaucoup de temps et de persévérance avant de pouvoir la pratiquer couramment.

Pour bien débuter dans l’étude du japonais, il faut commencer par apprendre quelques bases. C’est pourquoi dans un précédent article, je vous avais initié à la langue japonaise de la manière la plus simple et détaillée possible pour que vous puissiez poursuivre votre apprentissage en autodidacte.

Et pour les plus courageux, pour aller plus loin dans votre étude, je vous avais proposé de suivre une formation plus concrète en achetant des livres scolaires.

Dans ce nouvel article je vais vous parler des livres du « Minna no Nihongo »,  manuels complets et universels pour toutes les personnes qui veulent apprendre le japonais.

1. Présentation du Minna no Nihongo

Le « Minna no Nihongo » est le nom d’une série d’ouvrages rédigés, pendant plus de trois ans, pour tous ceux qui apprennent pour la première fois la langue japonaise. Ces manuels sont complets car chaque livre propose de la grammaire et du vocabulaire, l’utilisation et la traduction des Kanji, ainsi que des livres d’exercices. Si ce livre connaît un grand succès c’est parce-qu’il a non seulement été écrit dans douze langues (anglais, français, chinois, vietnamien, etc.) afin d’aider les apprenants partout dans le monde, mais qu’il a également permis de renforcer les échanges sociaux entre le Japon et les pays étrangers.

Le Minna no Nihongo est un ouvrage universel et en accord avec la diversité des apprenants car il s’appuie sur des scènes de conversation et des personnages qui apparaissent dans celles-ci. Son contenu est riche en informations et bien étudié de façon à ce que tous les étudiants, quels que soient leur pays d’origine, puissent apprendre le japonais agréablement.

Aujourd’hui, cette série de livre a été utilisé pendant plus de dix ans par les apprenants de la langue japonaise. Elle a fortement été apprécié grâce à son contenu pédagogique, de la clarté de sa méthode d’apprentissage mais aussi de son universalité. Cela a permis un accroissement des échanges internationaux, sociaux mais aussi de « la langue japonaise » elle-même. C’est pourquoi, l’entreprise 3A Corporation a décidé de mettre à jour certain de ses ouvrages en vu d’apporter une plus grande contribution à l’enseignement de la langue japonaise,

 

2. Présentation des livres

Il existe un grand nombre de livres sur les Minna no Nihongo et il est parfois difficile de faire son premier choix. Ici je vous présente les principaux livres qui vous permettent de débuter en japonais et progresser jusqu’au niveau intermédiaire.

Ces livres se lisent dans un certain ordre en fonction de votre niveau en japonais. Si vous débutez, je vous suggère de commencer par le niveau débutant 1, de poursuivre avec le niveau débutant 2 et de continuer avec les niveaux intermédiaires.

A ce jour, seuls les livres des niveaux débutants 1 et 2 sont liés aux livres d’exercices et aux livres sur les Kanji.

 

2.1 Traduction & Notes grammaticales

 

2.1.1 Livres débutants 1 et 2, « La Traduction & les Notes grammaticales »

Ces livres contiennent chacun 25 leçons et vous trouverez 6 pages par cours organisés de la façon suivante :

    • I. Pages 1 et 2 : Vocabulaire (mot écrit en : hiragana/katakana, kanji et traduit en français),
    • II. Pages 3 et 4 :
      • Traduction pour des structures-clés, des phrases-type et une conversation, (3)
      • Vocabulaire de référence et des informations supplémentaires. (4)
    • III. Pages 5 et 6 : Explications grammaticales.

 

2.1.2 Livres intermédiaires 1 et 2, « La Traduction & les Notes grammaticales »

Ces livres contiennent chacun 12 leçons et vous trouverez 2 parties organisées de la façon suivante :

    • Livre intermédiaire 1 :
      • Partie 1 : Vocabulaire des leçons 1 à 12,
      • Partie 2 : Explications grammaticales des leçons 1 à 12.
    • Livre intermédiaire 2 :
      • Partie 1 : Vocabulaire des leçons 13 à 24,
      • Partie 2 : Explications grammaticales des leçons 13 à 24.

 

 

2.2 Exercices

 

2.2.1 Livres débutants 1 et 2, « Exercices »

Ces livres d’exercices s’utilisent respectivement avec les livres « Traduction & Notes grammaticales » de niveaux débutants 1 et 2. C’est pourquoi, dans chaque livre d’exercices, vous trouverez des exercices pour les 25 leçons. Vous trouverez dans chaque livre d’exercices un CD afin de pratiquer votre écoute en japonais.

2.3 Kanji

 

2.3.1 Livres débutants 1 et 2, « Kanji »

Ces livres de Kanji s’utilisent respectivement avec les livres « Traduction & Notes grammaticales » de niveaux débutants 1 et 2. C’est pourquoi, dans chaque livre de Kanji, vous trouverez de nombreux Kanji pour les 25 leçons. Vous apprenez à les écrire par ordre de traits et grâce à des phrases-types.

 

3. Acheter le Minna no Nihongo

Aujourd’hui, les livres du Minna no Nihongo sont incontournables et vous pouvez les acheter n’importe où, que ce soit en librairie (en France comme à l’étranger) et en ligne sur internet.

 

3.1 Où acheter le Minna no Nihongo ?

« Du coup, où me conseilles-tu d’acheter mes livres du Minna no Nihongo ? »

Alors je me souviens que la première fois où je me suis rendu à Paris pour les acheter dans une librairie, c’était fermé… J’y suis allé un autre jour pour les acheter. Quand je suis arrivé sur place, il y avait beaucoup trop de choix. J’ai finalement choisi plusieurs livres du Minna no Nihongo.

Quand on ne sait pas quoi choisir, on a tendance à en prendre plusieurs d’un coup. Ce que je vous conseille donc c’est plutôt d’acheter vos livres en ligne sur internet. Cela vous permet non seulement de prendre le temps de choisir mais aussi de pouvoir y trouver toutes les informations nécessaires avant l’achat.

« Et lequel dois-je acheter en premier ? »

Là vraiment, cela dépend de votre niveau actuel en japonais et de votre motivation. Comme je le disais un peu plus haut, si vous commencez à apprendre le japonais, il faut acheter les livres de niveaux débutants. Et en progressant vous achetez la suite. Pour apprendre le japonais, il faut être motivé et avoir les bons outils pour réussir son apprentissage.

Si vous comptez vraiment mettre toutes les chances de votre côté pour savoir parler le japonais le plus correctement et rapidement possible, la meilleure solution est de choisir le livre « Traduction & Notes grammaticales – Débutant 1 (en version française) » avec le livre « d’exercices – Débutant 1 » et le livre « des kanji – Débutant 1 ». Avec cela, vous aurez les mêmes supports que si vous étudiez dans une école.

Ensuite vous me direz, sur quel site en ligne vous pourriez les acheter ? Cette fois, je ne peux pas choisir à votre place. Cela dépend vraiment de vos préférences. En ce qui me concerne, j’ai toujours acheté sur le site de Amazon.com parce-que tous les produits que je recherchais y était et surtout, ce que je retiens le mieux, c’est que je reçois mes commandes très rapidement.

 

3.2 Choisissez le Minna no Nihongo selon votre niveau

Pour résumer tout cela, voici les livres que je vous conseille classés en fonction de votre niveau en japonais et de votre motivation à vouloir apprendre le japonais. Pour vous faciliter la tâche, je vous invite à cliquer simplement sur « Je suis intéressé(e) » situés sous les couvertures de livres avant de rejoindre la page de l’achat de votre livre.

3.2.1 Je suis débutant mais je suis très motivé pour réussir mon apprentissage du japonais : (Débutant 1)

 

3.2.2 J’ai fini les niveaux débutants 1, alors je veux apprendre la suite : (Débutant 2)

 

3.2.3 Je ne suis pas débutant : (Intermédiaire 1 et 2)

 

4. Ce que je pense du Minna no Nihongo…

Lorsque j’ai commencé à apprendre le japonais, j’utilisais des méthodes peu coûteuses on va dire, en utilisant des applications mobiles gratuites et en suivant des cours gratuits en ligne sur internet. Cela me permettait d’apprendre les bases du japonais mais un peu dans le désordre (des kanji par-ci, des leçons par-là).

Pour apprendre la langue japonaise, il existe de nombreux supports mais aussi de nombreux livres. Je n’ai pas seulement des livres du Minna no Nihongo, mais se sont les seuls livres que j’ai utilisé et terminé.

Cependant, ce qui me rassure, c’est le fait d’avoir découvert la série de livres du Minna no Nihongo assez rapidement. Après avoir fait des recherches sur ces livres, j’ai rapidement craqué et je les ai acheté. Ce qui m’a plus, c’est de voir à quel point ces livres sont si bien structurés. Cela explique le fait qu’une grande majorité des écoles au Japon utilisent ces livres pour enseigner la langue japonaise.

Aujourd’hui, je me rends compte que je n’ai pas mis longtemps avant de pouvoir écrire, lire et parler japonais grâce aux livres du Minna no Nihongo.

Les particules en japonais – Quand faut-il les utiliser ?

Les particules en japonais – Quand faut-il les utiliser ?

En apprenant le japonais, vous découvrez ce qu’on appelle les particules. Ce sont des petits mots qui permettent de donner un sens à la phrase grammaticale. Il existe un bon nombre de particules et leur utilisation peut devenir rapidement difficile a assimiler.

Avant de lire la suite de l’article, assurez-vous de connaître au moins les bases fondamentales en japonais sinon vous pourriez ne pas comprendre.

1. Quand faut-il utiliser les particules en japonais ?

Le choix d’une particule dans une phrase peut être à la fois évident comme contraignant. C’est-à-dire qu’en fonction de la syntaxe de la phrase, nous utiliserons telle ou telle particule.

Exemple 1 : コ-ヒ飲めません = Je ne peux pas boire de café.

Dans l’exemple 1, nous utilisons la particule « » parce-qu’elle fait la liaison entre « コ-ヒ » qui représente le complément d’objet direct de la phrase et « 飲めません » qui représente le verbe transitif.

Exemple 2 : ワイン飲めますが、コ-ヒ飲めません = Je bois du vin, mais pas de café.

Dans l’exemple 2, nous utilisons la particule « » devant le mot « コ-ヒ » parce-que cette fois-ci la particule « » indique un contraste.

Comme nous pouvons le constater dans l’exemple 2, on peut croire que la bonne particule est « » parce-qu’elle est précédée d’un complément d’objet direct. Mais la syntaxe de la phrase grammaticale que nous avons dans cet exemple change complètement de sens.

Dans cet article, nous allons donc revoir un maximum d’exemples en utilisant les bonnes particules selon le sens de la phrase. Pour cela, je vais lister les principales particules en japonais en utilisant un exemple pour chacune d’elle.

 

2. Liste des principales particules japonaises

2.1 La particule は

2.1.1 Type de phrases utilisé : sujet + particule + nom

    • ルカです = watashi wa Ruka desu = Je suis Lucas
    • ルカさん会社員じゃありません = Rukasan wa kaishain ja arimasen = Lucas n’est pas employé d’une entreprise
    • ルカさんフランス人ですか = Rukasan wa furansujin desu ka = Est-ce que Lucas est français ?
    • 日本の生活どうですか = nihon no seikatsu wa dô desu ka = Comment trouvez-vous la vie au Japon ?

 

2.1.2 Type de phrases utilisé : sujet + particule + lieu

    • トイレあそこです = toire wa asoko desu = les toilettes sont là-bas

 

2.2 La particule を

2.2.1 Type de phrases utilisé : nom + particule + verbe (transitif)

    • たばこ吸います = tabako o suimasu = je fume du tabac
    • 写真撮ります = shashin o torimasu = je prends une photo
    • 電話かけます = denwa o kakemasu = je téléphone
    • 会社休みます = kaisha o yasumimasu = prendre un congé
    • 住所教えます = jûsho o oshiemasu = dire son adresse
    • シャワー浴びます = shawa o abimasu = prendre une douche
    • お金下ろします = okane o oroshimasu = retirer de l’argent
    • 飲みます = kusuri o nomimasu = prendre un médicament
    • ゴミ出します = gomi o dashimasu = sortir la poubelle
    • 教室開きます = kyôshitsu o akimasu = organiser une classe
    • 試験します= shiken o shimasu = faire un examen
    • ガムかみます = gamu o kamimasu = mâcher un chewing-gum

 

2.2.2 Type de phrases utilisé : lieu + particule + verbe (intransitif)

    • 公園散歩します = kôen o sanposhimasu = je marche dans le parc
    • 喫茶店出ます = kissaten o demasu = sortir du salon de thé
    • 電車おります = densha o orimasu = monter dans le train
    • 大学出ます = daigaku o demasu = sortir de l’université
    • 走ります = michi o hashirimasu = courir en ville
    • 渡ります = michi o watarimasu = je traverse la rue

 

2.3 La particule が

2.3.1 Type de phrases utilisé : nom + particule + verbe

    • 子どもいます = kodomo ga imasu = il y a un enfant
    • 降ります = ame ga furimasu = il pleut
    • 荷物片付きます = nimotsu ga katazukimasu = les affaires rangées
    • できます = michi ga dekimasu = la ville construite
    • パン売れます = pan ga uremasu = vendre du pain
    • 経験あります = keiken ga arimasu = avoir de l’expérience
    • 人気あります = ninki ga arimasu = être populaire
    • かみます = inu ga kamimasu = se faire mordre par un chien
    • 友達欲しいです = tomodachi ga hoshii desu = vouloir des amis
    • 見えます = yama ga miemasu = voir la montagne
    • 聞こえます = oto ga kikoemasu = entendre du bruit
    • ルカさんは日本語できます = Rukasan wa nihongo ga dekimasu = Lucas sait parler japonais
    • ルカさんは漢字を読むことできます = Rukasan wa kanji o yomu koto ga dekimasu = Lucas sait lire les kanjis

 

2.3.2 Type de phrases utilisé : nom + particule + adjectif

    • 気分いい = kibun ga ii = se sentir bien
    • 気分悪い = kibun ga warui = se sentir mal
    • 多い = hito ga ôi = il y a beaucoup de gens
    • 少ない = hito ga sukunai = il y a peu de gens
    • コ-ヒ-いい = kohi ga ii = un bon café

 

2.3.3 Type de phrases utilisé : ~ + particule, + ~ (liaison de deux commentaires adversatifs)

    • 日本の食べ物はおいしいです、高いです = nihon no tabemono wa oishii desu ga, takai desu = la nourriture japonaise est bonne mais chère

 

 

2.4 La particule に

2.4.1 Type de phrases utilisé : nom + particule + verbe

    • 友達会います = tomodachi ni aimasu = je rencontre un ami
    • 日本います = nihon ni imasu = être au Japon
    • 喫茶店入ります = kissaten ni hairimasu = entrer dans un salon de thé
    • 電車乗ります = densha ni norimasu = monter dans un train
    • 時間遅れます = jikan ni okuremasu = être en retard
    • 時間間に合います = jikan ni maniaimasu = être à l’heure
    • 大学通います = daigaku ni kayoimasu = fréquenter une université
    • ここ入ってはいけません = koko ni haitte wa ikemasen = vous ne pouvez pas entrer ici

 

2.4.2 Type de phrases utilisé : personne + particule + nom + verbe

    • (私は) 木村さん花をあげました = (watashi wa) Kimurasan ni hana o agemashita = j’ai donné des fleurs à Mme Kimura

 

2.4.3 Type de phrases utilisé : lieu + particule + nom

    • 私の部屋机があります = watashi no heya ni tsukue ga arimasu = il y a un bureau dans ma chambre

 

2.4.4 Type de phrases utilisé : période + particule + verbe

    • 1か月2回映画を見ます = ikagetsu ni nikai eiga wo mimasu = je vais au cinéma deux fois par mois

 

2.5 La particule で

2.5.1 Type de phrases utilisé : nom + particule + verbe

    • ゲ-ム遊びます = gemu de asobimasu = jouer à un jeu

 

2.5.2 Type de phrases utilisé : lieu + particule + verbe

    • 新聞を買います = eki de shinbun o kaimasu = j’achète un journal à la gare

 

2.5.3 Type de phrases utilisé : outil/moyen + particule + verbe

    • はし食べます = hashi de tabemasu = je mange avec des baguettes

 

2.5.4 Type de phrases utilisé : situation + particule + verbe

    • 会議何か意見を言いましたか = kaigi de nanika iken o iimashita ka = avez-vous exprimé vos opinions à la réunion ?
Le JLPT au Japon

Le JLPT au Japon

Vous êtes étudiant en langue japonaise dans le but de travailler un jour plus tard au Japon ou tout simplement car cette langue vous intéresse. Sachez qu’un jour, si vous souhaitez mettre toutes les chances de votre côté en décrochant un travail par le biais d’un entretien d’embauche, vous allez soit devoir prouver que vous maîtrisez le japonais soit que vous détenez un des niveaux du JLPT.
Le passage du JLPT « Japanese Language Proficiency Test » est un examen pour la langue japonaise constitué de 3 parties : la grammaire/vocabulaire, la compréhension écrite et la compréhension orale (écoute d’un CD audio). Cet examen est un QCM, il faut choisir une seule réponse parmi les quatre proposées.

Il existe exactement 5 niveaux de JLPT (JLPT5 à JLPT1) où le JLPT de niveau 5 est le niveau le plus faible et le JLPT de niveau 1 le plus fort. Vous l’imaginez donc certainement, vous aurez plus de chance d’obtenir un travail intéressant en ayant le JLPT d’un niveau fort. Cet examen a lieu deux fois par an au Japon (aux mois de juillet et décembre).

Cela faisait un moment que j’apprenais le japonais et un jour à l’école au Japon, le professeur a demandé qui était intéressé pour passer le JLPT. Nous étions les seuls deux français à vouloir le passer. Le professeur s’approcha et nous demanda lequel nous voulions passer ? Sans que nous puissions répondre, le professeur ajouta : « Essayez le JLPT3, pour le challenge… ». Pour être honnête, mon objectif était d’obtenir le JLPT de niveau 2 qui m’ouvrirait pas mal de portes pour le travail. Mais à ce moment-là, je valais tout juste un niveau 4.. Alors j’ai répondu : « Allez, pour le challenge ! ».

Je ne suis vraiment pas défaitiste mais en ayant 1 mois devant moi pour apprendre quelque chose comme 300 kanji avant de passer le JLPT3, je savais d’avance que mes chances de réussite étaient proche de zéro. Dans cet examen, bien entendu, vous ne devez pas uniquement connaître les kanji. Vous avez également la grammaire, le vocabulaire etc. Mais généralement, si vous ne savez pas lire les kanji, vous avez peu de chance de comprendre la composition des phrases. C’est pourquoi nous parlons souvent de l’apprentissage des kanji pour le passage du JLPT.

Le jour J à Shibuya , j’étais en train d’attendre dans une grande salle, l’ouverture des portes parmi tant d’autres étudiants (étrangers pour la plupart).

Une fois les portes ouvertes, nous devions trouver notre siège parmi les quelques 1 000 places disposées dans la grande salle. Puis nous devions attendre à peu près 30 minutes avant le début de l’examen. Pendant ces 30 minutes, je voyais des personnes stressées (ce qui est normal). Pour une fois et même pour la première fois je n’étais pas angoissé. J’étais prêt à passer mon premier examen que je n’avais pas révisé. Autant vous dire que j’étais serein pour accomplir mon échec. Mais ma motivation était toujours présente. Bien que j’avais peu de chance de réussir cet examen, j’avais gardé espoir de le réussir par chance. Même dans les moments les plus critiques, je garde toujours une lueur d’espoir.

Avant le début de l’examen et comme partout, on vous donne les consignes :

  • Tout d’abord, les téléphones portables ou tout autre appareil numérique devaient être déposés dans un sac plastique (qu’on vous fourni sur place). Histoire de, si pendant l’examen tu veux utiliser ton téléphone, que tu fasse un maximum de bruit en le sortant du sac plastique (pas bête !).
  • Il était également interdit d’avoir sa bouteille d’eau posée sur la table. On sait jamais, qui sait, peut-être que quelqu’un avait pensé à écrire les 300 kanji sur le papier de la bouteille avec toutes les traductions « on-yomi » et « kun-yomi » sans oublier chaque significations en français.
  • Enfin, il ne fallait pas que ta gomme possède le petit carton autour. Autant je comprends qu’il est possible de tricher avec sa bouteille d’eau mais le petit carton de sa gomme, j’ai dû mal à le croire.
  • Si on vous reprend à 2 reprises pour tentative de triche, vous êtes éliminés (sanction après un carton jaune puis un rouge).

L’examen débute. Je vais pas vous mentir, je pense avoir réussi la première question de l’examen où le but était de reconnaître la bonne écriture du kanji. Bon malheureusement, la question 1 était la seule question où j’étais certain d’avoir bon. En fait pendant cet examen, tout était inversé pour une fois. Je n’avais pas appris, ni révisé, je ne réfléchissais pas plus de 3 secondes avant de choisir une réponse et surtout je finissais avant tout le monde ! Chose totalement improbable quand j’ai appris mon cours.

Lorsque j’avais fini avant tous les autres étudiants, je les regardais, tous l’air concentré. A ma gauche, une personne s’agitait pas mal et manque de chance pour elle, car à 1 minute de la fin de la première partie de l’examen, cette personne a reçu un carton jaune !

Enfin tout cela pour dire qu’il faut se préparer avant de passer le JLPT. Ce fut une expérience. A présent je sais comment se déroule l’examen du JLPT et j’espère que vous l’obtiendrez aussi 🙂 .


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